Pendant qu'une soucoupe volante fait des loopings dans un cumulonimbus, plus bas, un moine albinos, bodybuildé, avale une boite de cachous. Il attrape des crampes d'estomac et tombe en
effervescence dans un torrent. Plus loin, sur la rive gauche, un couple de chercheurs trouve des peintures rupestres astronomiques explicites. Comme quoi la recherche mérite d'être soutenue. Plus
tard, dans l'espace, ça se complique. Le film est en Ridleyscope où tout est refait à neuf avec du vieux. Ce qui était novateur et envoûtant en 1980, ressemble aujourd'hui à l'application de
bonnes recettes d'un Ridley Scott, passé depuis longtemps du statut de génial réalisateur à celui de bon faiseur. Il reste que ça se laisse regarder à travers d'épaisses et inutiles lunettes de
soudeur (3D). Enfin, on s'aperçoit que la franchise « Alien » est loin d'être achevée. Car non seulement "Prométheus" est l'épisode d'avant "Le huitième passager", mais il nous annonce
clairement que le prochain sera celui d'après "Prométhéus". Je ne sais pas si vous me suivez, mais moi j'ai déjà perdu pied. Dans cet opus (comme disent les suiveurs) Alien en est au début de son
existence, il fait son apprentissage, on voit clairement que son évolution mérite des efforts de miniaturisation. Autant de progrès à nous présenter durant les épisodes à venir, et pour ça faites
confiance à l'enseigne. Ça cartonne, c'est sanglant, ça court dans tous les sens. Ça nous repose du festival de Cannes.
Pendant que le cinéma français filme des couples qui parlent, assis à la terrasse d'un café, voilà ce que nous offre le cinéma indien. La version qui circule ici est doublée en Russe, car ce
chef d'oeuvre n'est pas encore arrivé en Europe civilisée. Attention, c'est très très drôle. Si vous aimez les Palmes d'or du festival de Cannes, ça ne va pas vous plaire.
Les images sont bien belles, pour beaucoup issues de banques d'images. Les effets sont similaires aux délires psychédélico-cinématographiques des années 70. On jurerait des roughts de « 2001
Odyssée de l'espace ». Ce bel ensemble est ponctué de symboles qui devraient plaire aux fillettes. D'autres plans rappellent ceux qu'on découvrait en 1955 dans « Ce
monde où nous vivons », un beau livre illustré sur la naissance du monde et les courses de protozoaires jusqu'à nos jours. La musique est très belle aussi, classique et belle, ça
ne lui a pas coûté trop cher à ce fiéfé Malick. Le Scénario quant-à lui est d'une niaiserie dont l'audace n'a jamais été atteinte dans le genre. En gros ce movie est une énorme curtonnade où on
demande à dieu pourquoi ? Why ? Warum ? Porqué ? Zachto ?. Vu que dieu est une création humaine pour expliquer l'inconcevabilité de la mort, ça devient carrément vicelard de lui demander ensuite
pourquoi il fait de tels trucs. Evidemment, pour évoquer dieu le créateur, on ne peut échapper au big bang, au feu, à l'eau, au miracle de la vie, aux bactéries et aux élasmosaures en
tenue de plongée. Donc hop, on passe tout en revue. C'est le coté sympa du documentaire, où plutôt de ce livre d'images que l'on consulte en vagabondant. Un grand plaisir quand on est tout petit
ou un peu en retard dans son abonnement à « Sciences et avenir ». Enfin parlons du contexte humain, celui de la bande annonce. Eh bien la bande annonce dure environ 2 minutes et le film
dure 2 heures avec autant de matière. La mère aimante et le père un peu dur. On voit bien que l'auteur ne sait pas ce qu'est un père un peu dur. Il aurait du me téléphoner, je lui aurais parlé du
mien. Dur mais humain, on n'est pas des. Bon, bref, ce film n'est pas désagréable. Lent mais pas insupportable. Simplement dans sa forme, on n'apprend rien qu'on ne sache déjà sur les méduses,
les gnous, l'âme humaine et le grand architecte. Certains y trouveront leur compte. surtout si ils croient en dieu et ses ventilateurs,
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