by louis rigaud on Vimeo.


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Drame plagiste iranien de Asghar Farhadi
Avec Golshifteh Farahani, Taraneh Alidousti, Shahab Hosseyni


Un week-end entres amis, au bord de la mer Caspienne. Ça flotte un peu, c’est décontract', insouciant et d’un seul coup paf, patatrac. Un ciel plombé leur tombe sur la tête. Voilà le drame avec sa grosse houle, ses vagues et son écume. Enfin  on échappe au pire. Ou plutôt on ne sait plus. Elly  invitée de la dernière heure, a disparu. Qu’est devenue Elly ? qui est Elly ? Pourquoi ? Caisse ? Dans quelle étagère ? Chacun y va de sa version nulle, comme de toutes les versions quand on ne sait rien. Un moment, dans cette maison ouverte aux quatre vents, le film tourne aux huis clos désespéré, stérile. Pendant ce temps, dans la salle, nous sommes en Iran. Nous essayons de comprendre les réactions de chacun à travers le prisme de notre vision occidentale. Pourtant, il n’est pas certain que nos réactions soient si différentes en même circonstance. On se laisse emporter par ce récit aux ressorts plutôt simples. Sans doute est-ce un effet exotique. Il en serait peut être autrement, si le même scénario était développé à Lons le Saulnier. Mais l’Iran, ça ne laisse pas indifférent… ça intrigue… qu’est ce qui s’y passe ? Les hommes, les femmes, les rapports humains, la morale, la politique, l’islam. C’est fou tout ce qu’on ignore de ce pays. Ce qui fait qu’on est pendu au film, accroché vraiment, pendant toute la projection, sans vouloir le lâcher. A voir.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Science fiction filmée au FM par Brian Taylor, Mark Neveldine,
Avec Gerard Butler, Ludacris, Michael C. Hall, Milo Ventimiglia, Zoe Bell,


En 1983 Yves Boisset réalisait « Le prix du danger », une histoire où des blaireaux devaient s’entre-tuer durant une émission de télévision. Le vainqueur était censé gagner je ne sais plus quoi, une arnaque révoltante. Le film dénonçait la télé trash et c’était bien vu. Il fut repris sous le titre "Running man" avec le gouverneur de Californie dans le rôle principal. Aujourd’hui "Ultimate Game" surfe sur le même credo, mais avec les jeux vidéos, sans dénoncer  le vide culturel qui les accompagne (mais est-ce si grave docteur?). Ultimate Game navigue dans la complaisance d’une sous-culture minable pour ados pas finis : je mitraille, tu mitrailles, il ou elle mitraille. J’explique : "Des joueurs manipulent, en ligne, des condamnés à mort, qui sortiront libres du combat, si le morveux-neuneu, expert du Famas-wifi, gagne la partie". Bon d’accord, à un moment le scénario se complique avec l'arrivée de quelques resistants convenus. Le film s'élève alors au level deux du cinéma (qui compte plus de mille levels, je vous le rappelle). Vous avez remarqué que sur le fond ça pue gravement. Eh bien même en surface ça chlingue la cervelle en gelée de coing. En revanche ça boum, ça crak ça skriiitch et ça kabraoum à fond les manivelles. Évidemment ça dépend de ce qu’on recherche au cinéma comme du moment où on le cherche. Bref, si vous aimez l’action sans vous poser de questions alors c’est une réussite badaboumesque très répétitive, allez-y sans hésiter. Mais surtout n’y emmener pas votre cerveau, il ne comprendrait pas ce qui lui arrive..



Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Conte brutal à la découpe par Wolfgang Murnberger

Avec Josef Bierbichler, Josef Hader, Simon Schwarz

 

C’est un mystère de la distribution française. Toujours essayer de nous faire croire qu’une chose en est une autre. L’affiche et la bande annonce de « Bienvenue à cadavres les bains » (ridicule traduction de « Der Knochenmann »), nous font imaginer un film comique, voire burlesque. Kolossale erreuren ! Le film est Autrichien, je ne prétends pas que les Autrichiens ne soient pas marrants. Mais là en l’occurrence, si. « Der Knochenmann » est un conte macabre assez jouissif avec un ogre et des petits poucets pas toujours tendre à l’arête. Œuvre joviale à classer entre Nestor Burma et Delikatessen. (si vous voyez ce que je veux dire...). C’est bien fichu, un peu crad’ avec quelques séances de boucherie ciselées à la feuille. Une bien bonne soupe de noirceur régionale et d'Hémoglobine. En plus on voyage, l’Autriche coté Graz, près de la Slovénie, route de Maribor (je situe comme je sens)... ça a un petit coté nouvelle Europe, on parle Allemand, Serbo-croate, Russe et on évoque la Turquie. J’adore. Et puis ce film est un peu le vilain petit canard de la semaine. C’est ce qui m’a donné envie. Enfin, gage de bonne santé, Télérama n'a pas aimé. par conséquant vous pouvez y aller sans risque.



Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Auto-analyse citadine chiante De Woody Allen

Avec Larry David, Evan Rachel Wood

 

J’adore Woody Allen. Depuis combien d’années vais-je voir ses films?... 20 ans, 30 ans ? Je ne sais pas . Je ne compte pas, mais assurément j’en tire beaucoup de plaisir. C’est souvent bien écrit, bien ficelé, drôle, pertinent, plein de trouvailles et d’esprit. A chaque fois j’ai le sentiment d’en tirer quelque chose. Cette fois, ce cher Woody m’a rappelé ce qu’est le cinéma. Un art populaire décryptable avec des images dynamiques, un scénario captivant, une musique présente et bien calée. Précisément tout ce qu’il n’y a pas dans Whatever works. Quelle brillante démonstration nous fait Woody. Bravo maître. Whatever works, mieux qu’une pièce de théatre filmée, est une excellente fiction radiophonique projetée au cinéma. Je ne peux que vous la conseiller, elle appartient à l’attirail des conversations mondaines des diners en ville. Woody Allen a encore fait mouche et atteint son quota vital sur le marché français. Chapeau l’artiste. Moi je me suis endormi. Je ne me rappelle que d’un vieux chiant qui sent le pipi, dans un loft rassis. Pour le reste je suis passé totalement à coté... parce que «grandeur et décadence introspectives» du vieux machin New Yorkais, hein ? ... vous savez quoi ? ... de toutes façons, j’ai dormi, je vous dis... Enfin qu’on ne vienne pas me dire que c’est une affaire de goûts. Les goûts et les couleurs n’ont rien à faire là dedans. Radio, théatre et cinéma sont des supports différents, quand on l’ignore délibérément, on va droit dans le mur, fut-il en briques rouges à Greenwitch village. (aah ah, je sens qu'il y en a douze qui ne partagent pas mon avis).


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Visite de prison de Jacques Audiard
Avec Tahar Rahim, Niels Arestrup...

 

Malik est en formation dans une grande école. Il a réussi ses prépas dans la rue, ce qui lui vaut un cycle long de six années. Ça laisse le temps d’apprendre. Il rentre tout jeunot, il ressort avec trois grosses bagnoles noires pleine de mecs en costard et en Ray Ban. La prison c’est comme ça. Comme dit l’un des taulards « le jeu c’est d’en ressortir moins con ». Malik va bien apprendre ses fondamentaux, mentir, ruser, tuer. Et, effectivement il va en sortir moins con, mais pire. « Un prophète » est d’abord une histoire dure, de communautés hostiles, de gangs, de pouvoir, de rapports de force très violents. Mais c’est aussi un documentaire sur le milieu carcéral français. Un endroit pourri, mis à l’index par toute l’Europe civilisée. Un endroit où on enferme les bêtes sauvages, les fous et les âmes égarées, sans distinction, comme dans une jungle crasseuse et hurlante. Durant le film, on peut s’imaginer pris dans cet enfer. S'interrogeant sur nos aptitudes à y faire face. Il ne faut pas se faire d’illusion, nous sommes des enfants de chœur, bons candidats à l’asservissement . Le seul moyen de survivre est alors de suivre cet apprentissage hors normes. Ce passage à l’école de la haine nous formerait à devenir ce que nous détestons le plus. On se demande alors à quoi joue notre société pour permettre une telle inhumanité. Excellent film, avec un bémol à mon sens. La présence à certains moments d'une bande son en Anglais m’a parut inadaptée. J’y aurais préféré une musique plus méditerranéenne (Vous me direz ce que vous en pensez).  Allez-y sans hésiter, mais prévoyez de faire un truc rigolo après, histoire de gouter la liberté.

 


 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Film de guerre fiction de Tarantino

Avec Brad pitt, Mélanie Laurent, Chistoph Walz


Il y a des fois où tu voudrais être ailleurs. Pendant ce brillant diner, par exemple, où tu sens qu’à un moment, il va y avoir un désaccord profond entre toi et l'assemblée. Et ça ne rate pas quand jaillit la dernière question qui va te tuer. « Avez-vous vu le dernier Tarantino ? ». Quelqu'un a bien dit « Le dernier Tarantino ». Il ne s'agit pas d'un film mais de son auteur en son pinacle. Quand on en arrive là, autant dire que la partie est jouée d’avance. « Le dernier Tarantino » ne souffre pas la critique, aussi éclairée soit elle. Tu sais que si tu l’ouvres, toute la tablée va te fusiller du regard. Tu es mort à l’avance. Tu sais que tu vas avoir droit à toutes les tirades entendues qui valorisent ce film que tu n’as pas aimé, précisément à cause des facilités qui en font son succès. Tu devrais t’abstenir, mais c’est plus fort que toi, tu l’ouvres. Plaf, t’es mort. Tu as beau dire modestement, avec beaucoup de précautions, que le style copier-coller du film-jockey à la longue devient un moyen, qui n’a plus rien a voir avec la création. Que des films de guerre-fiction ils en existent de biens meilleurs « De l’or pour les braves » « Les rois du désert » « Les douze salopards ». autant de films qui ne franchirent jamais le seuil des boudoirs et qui ne furent jamais sélectionnés au festival de Cannes. Quant-à la caricature d’Adoph Hitler, elle te paraît bien fade après les passages de Charlie Chaplin et de Mell Brooks. Enfin, tu oses dire que c’est un film sans génie à l’exception de Christoph Waltz vraiment excellent et dont le jeu n’est pas sans rappeler celui de Tim Roth dans « Rob Roy » de Michael Caton Jones. Là, tu viens de tenter une sortie pour faire cultivé coté cinéma... mais de toutes façons, tu es mort. Mort de mort. Bref, « Unglourious basterds » est un film moyen, au titre empreinté à la version anglaise d’un film bourrin de Enzo Castellari et figurant au nombre des films cultes de Tarantino. Genre dont personne n’oserait parler en fin de diner, de peur de passer pour un beauf'. C’est très précisément cette pratique de salon qui t’énerve. Mais tout cela n’est qu’une vaine controverse, il en reste que ce film est consommable entre bd et série b, bien qu'il pue gravement sur le fond. Les deux heures trente passent facile, c’est un point positif. Mais si vous ne le voyez pas, rassurez-vous, vous ne perdrez rien. Tarantino a fait et peut faire mieux, Oublions vite ce facheux foiré.



Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mein Führer de Dani levy
Adolf Hitler, (encore lui) a bien du soucis. Les Alliés ont débarqué, les Russkoffs tambourinent sévèrement à la porte. Le Führer est un poil dépressif. Goebbels en fin communicant, décide de recourir à un "Coach" et convoque le meilleur psy du Reich; un juif un peu déporté à ce moment là....


Partout en vente libre...


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Drame de l’analphabétisme de Stephen Daldry

Avec Kate Winslet, Ralph Fiennes, David Kross


Un adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Ça y va la manœuvre, tous les après midi, dans le lit, sur la table, contre le mur. Il est content le petit Michael Berg. Hanna aussi se régale. On ne se fait pas de mal à se faire du bien. Entre deux séances de galipettes coulissantes Michael fait la lecture à Hanna. Puis les années passent, les amants se perdent de sexe. Puis, puis, puis... la destinée leur joue un tour à la croisée d’un chemin que Michael n’aime pas. Il découvre le passé SS de Hanna et son terrible secret... Ce secret qu’elle refuse de dévoiler, préférant y perdre sa liberté à perpette. Doit-il le trahir pour lui sauver la vie ? Où doit-il respecter le choix de celle qu’il aime encore et garder le silence ? Une croisée de chemin qu’il portera toute sa vie, jusqu’a retrouver Hanna, plus tard, autrement. Un bon film mais pas trop joyeux.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
René a vu courir Usain Bolt  sur 100m. à Berlin, il nous en cause...
Cette vidéo a été soumise au concours d'antenne 2 "Commentez les épreuves et passez à l'antenne". Elle n'a pas été retenue. On sent bien là le règne des copains et l'influence de l'argent. Ah que c'est déplorable.

Retrouvez  toutes les René-Vidéos en cliquant ici

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

El Signor Golo a aussi vu...

  • El signor Golo a vu "Brothers"
    Torturation psychologique militaro-familiale De Jim Sheridan Avec Jake Gyllenhaal, Tobey Maguire, Natalie Portman Remake du Brothers danois de Susanne Bier (2006). Du groupe des films remarquables, que les Ricains...
  • Shutter Island
    Labyrinthe chez les brindzingues de Martin Scorsese Avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo 1954. Teddy Daniels et Chuck Aule enquêtent sur la disparition d'une patiente évadée d'un hôpital psychiatrique à...
  • Robin des bois
    Catalogue d'images de Ridley Scott Avec Russell Crowe, Cate Blanchett Si pour vous il n' y a qu'un Robin des bois et qu'Errol Flynn est son prophète, vous n 'allez pas aimé cette nouvelle version....
  • Le ruban chiant
    Cinéma de l'extrême, turlupinant, de Michael HanekeAvec Christian Friedel, Ernst Jacobi Comme en sport, il y a des cinémas de l'extrême. “Cannon ball” est un film de l'extrême, “Le ruban blanc” en est un autre, dans un...
  • Loin de la terre brulée
    Drame du camping gaz de Guillermo Arriaga Avec Charlize Theron, Kim Basinger Dramatique chassé croisé d’histoires de gens. Flash-back à effet montagnes russes et à rétro-pédalage. Il faut s’accrocher. Là-bas au Nouveau...
  • Passeur d'espoir
      Drame triste de Branko Schmidt Avec Kresimir Mikic’, Mei Sun   Le film est hrvatski (prononcer Heurvatski, croate). On l’a échappé belle. La cravate jadis inventée par les...
  • El Signor Golo a vu "l'agence"
    Nunuchard fait son occulté de George Nolfi Avec Matt Damon, Emily Blunt   Sommes-nous maîtres de notre destin, ou sommes-nous manipulés par des forces occultes ? David Norris entrevoit l'avenir que lui...
  • Les chèvres du pentagone
    Comédie pas normale par Grant Heslov Avec George Clooney, Ewan McGregor, Jeff Bridges Bob Wilson, un journaliste « petits pieds » a des déboires conjuguaux et part à la guerre pour que les choses deviennent...
  • Les Trois Royaumes
    Aventures historiques turbulentes de John Woo Avec Toni Leung Chiu Wai, Takeshi kaneshiroVisionnez la René-Vidéo Vers l'an 300 de notre ère, là bas, dans l'empire du milieu, on se châtaigne cordialement pour quelques arpents...
  • Le discours d'un roi
    Séance d'orthophonie de Tom Hooper Avec Colin Firth, Helena Bonham Carter   Enfant, le futur roi George VI était gaucher. À force de se faire taper sur les doigts pour devenir droitier, le pauvre petit fut...
Liste complète
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés