by louis rigaud on Vimeo.
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Drame plagiste iranien de Asghar Farhadi
Science fiction filmée au FM par Brian Taylor, Mark Neveldine,
Conte brutal à la découpe par Wolfgang Murnberger
Avec Josef Bierbichler, Josef Hader, Simon Schwarz
C’est un mystère de la distribution française. Toujours essayer de nous faire croire qu’une chose en est une autre. L’affiche et la bande annonce de « Bienvenue à cadavres les bains » (ridicule traduction de « Der Knochenmann »), nous font imaginer un film comique, voire burlesque. Kolossale erreuren ! Le film est Autrichien, je ne prétends pas que les Autrichiens ne soient pas marrants. Mais là en l’occurrence, si. « Der Knochenmann » est un conte macabre assez jouissif avec un ogre et des petits poucets pas toujours tendre à l’arête. Œuvre joviale à classer entre Nestor Burma et Delikatessen. (si vous voyez ce que je veux dire...). C’est bien fichu, un peu crad’ avec quelques séances de boucherie ciselées à la feuille. Une bien bonne soupe de noirceur régionale et d'Hémoglobine. En plus on voyage, l’Autriche coté Graz, près de la Slovénie, route de Maribor (je situe comme je sens)... ça a un petit coté nouvelle Europe, on parle Allemand, Serbo-croate, Russe et on évoque la Turquie. J’adore. Et puis ce film est un peu le vilain petit canard de la semaine. C’est ce qui m’a donné envie. Enfin, gage de bonne santé, Télérama n'a pas aimé. par conséquant vous pouvez y aller sans risque.
Auto-analyse citadine chiante De Woody Allen
Avec Larry David, Evan Rachel Wood
Visite de prison de Jacques Audiard
Avec Tahar
Rahim, Niels Arestrup...
Malik est en formation dans une grande école. Il a réussi ses prépas dans la rue, ce qui lui vaut un cycle long de six années. Ça laisse le temps d’apprendre. Il rentre tout jeunot, il ressort avec trois grosses bagnoles noires pleine de mecs en costard et en Ray Ban. La prison c’est comme ça. Comme dit l’un des taulards « le jeu c’est d’en ressortir moins con ». Malik va bien apprendre ses fondamentaux, mentir, ruser, tuer. Et, effectivement il va en sortir moins con, mais pire. « Un prophète » est d’abord une histoire dure, de communautés hostiles, de gangs, de pouvoir, de rapports de force très violents. Mais c’est aussi un documentaire sur le milieu carcéral français. Un endroit pourri, mis à l’index par toute l’Europe civilisée. Un endroit où on enferme les bêtes sauvages, les fous et les âmes égarées, sans distinction, comme dans une jungle crasseuse et hurlante. Durant le film, on peut s’imaginer pris dans cet enfer. S'interrogeant sur nos aptitudes à y faire face. Il ne faut pas se faire d’illusion, nous sommes des enfants de chœur, bons candidats à l’asservissement . Le seul moyen de survivre est alors de suivre cet apprentissage hors normes. Ce passage à l’école de la haine nous formerait à devenir ce que nous détestons le plus. On se demande alors à quoi joue notre société pour permettre une telle inhumanité. Excellent film, avec un bémol à mon sens. La présence à certains moments d'une bande son en Anglais m’a parut inadaptée. J’y aurais préféré une musique plus méditerranéenne (Vous me direz ce que vous en pensez). Allez-y sans hésiter, mais prévoyez de faire un truc rigolo après, histoire de gouter la liberté.
Film de guerre fiction de Tarantino
Avec Brad pitt, Mélanie Laurent, Chistoph Walz
Il y a des fois où tu voudrais être ailleurs. Pendant ce brillant diner, par exemple, où tu sens qu’à un moment, il va y avoir un désaccord profond entre toi et l'assemblée. Et ça ne rate pas quand jaillit la dernière question qui va te tuer. « Avez-vous vu le dernier Tarantino ? ». Quelqu'un a bien dit « Le dernier Tarantino ». Il ne s'agit pas d'un film mais de son auteur en son pinacle. Quand on en arrive là, autant dire que la partie est jouée d’avance. « Le dernier Tarantino » ne souffre pas la critique, aussi éclairée soit elle. Tu sais que si tu l’ouvres, toute la tablée va te fusiller du regard. Tu es mort à l’avance. Tu sais que tu vas avoir droit à toutes les tirades entendues qui valorisent ce film que tu n’as pas aimé, précisément à cause des facilités qui en font son succès. Tu devrais t’abstenir, mais c’est plus fort que toi, tu l’ouvres. Plaf, t’es mort. Tu as beau dire modestement, avec beaucoup de précautions, que le style copier-coller du film-jockey à la longue devient un moyen, qui n’a plus rien a voir avec la création. Que des films de guerre-fiction ils en existent de biens meilleurs « De l’or pour les braves » « Les rois du désert » « Les douze salopards ». autant de films qui ne franchirent jamais le seuil des boudoirs et qui ne furent jamais sélectionnés au festival de Cannes. Quant-à la caricature d’Adoph Hitler, elle te paraît bien fade après les passages de Charlie Chaplin et de Mell Brooks. Enfin, tu oses dire que c’est un film sans génie à l’exception de Christoph Waltz vraiment excellent et dont le jeu n’est pas sans rappeler celui de Tim Roth dans « Rob Roy » de Michael Caton Jones. Là, tu viens de tenter une sortie pour faire cultivé coté cinéma... mais de toutes façons, tu es mort. Mort de mort. Bref, « Unglourious basterds » est un film moyen, au titre empreinté à la version anglaise d’un film bourrin de Enzo Castellari et figurant au nombre des films cultes de Tarantino. Genre dont personne n’oserait parler en fin de diner, de peur de passer pour un beauf'. C’est très précisément cette pratique de salon qui t’énerve. Mais tout cela n’est qu’une vaine controverse, il en reste que ce film est consommable entre bd et série b, bien qu'il pue gravement sur le fond. Les deux heures trente passent facile, c’est un point positif. Mais si vous ne le voyez pas, rassurez-vous, vous ne perdrez rien. Tarantino a fait et peut faire mieux, Oublions vite ce facheux foiré.
Drame de l’analphabétisme de Stephen Daldry
Avec Kate Winslet, Ralph Fiennes, David Kross