CINEMA


Drame de chez drame de Jhon Crowley
Avec Andrew Garfield, Peter Mullan, Katie Lyons


Boy A (lire boyet) est un film Britannique. C’est dire que la qualité d’écriture est irréprochable. Histoire d’une deuxième chance donnée à un jeune délinquant. Il faudra la durée du film pour comprendre dans quoi avait baigné le gamin, quand il était gamin. Ça commence bien, son éducateur lui offre une paire de Nike à coussins d’air et un nouveau prénom " Jack ". Pas si mal pour recommencer. C’est un prénom beaucoup moins pénalisant que les prénoms à la française "mon chéri, quel prénom lamentable et tellement original pourrait-on trouver pour handicaper notre rejeton à vie?". Le jeunot, en liberté surveillée, est remis sur les rails. Boulot, copains et bonne copine rebondie, joviale et sensuelle.. Seulement voilà, le passé est tenace. Ça te colle au fond du jean comme un chewing-gum oublié sur la banquette de l’autobus. Peu à peu celui-ci se reconstruit, remonte doucement, doucement, puis explose soudain comme un gros dégueulasse. La deuxième chance et la rédemption existent-elles? Rien n’est moins sûr. Bref, comme tous ces films qui laissent une empreinte, celui-là suit le même schéma. Un premier tiers où on entre dans l’univers de l’œuvre, un troisième tiers où on en prend plein les gencives et entre les deux (le deuxième tiers, si je ne m’abuse) où on s’ennuie un peu ferme. C’est l’éternelle conséquence d’une écriture trop réaliste. C’est un très bon film, mais il faut savoir ça, avant d’aller le voir.

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Comédie dramatique chez les Martin
Avec Karin Viard, Dany Boon, Marina Fois


Soudain, Djack bondit au ralenti, les bras tendus. Dans chacune de ses mains ses 11/43 chromés crachent le feu durant un bond de 47 secondes. Pendant ce temps, la voiture de son amie et néanmoins maîtresse, fait une embardée puis heurte une borne kilométrique qui s’enflamme instantanément. Le feu se propage à l’automobile, qui explose à 27 mètres du sol. C’est à cet instant que je m’aperçois m’être trompé de salle. Ouf, il n’est pas trop tard, je reprends l’action du " code qui a changé ". Je retrouve avec délices le style bien à la française des petites histoires de causeries. Les recettes sont changeantes. Des copains causent assis autour d’une piscine, un couple cause à une terrasse de café, une bande de couples-copains cause en faisant la cuisine dans la maison de campagne. Quelquefois le cinéma français est très causant. Ici il s’agit  d’un dîner. Comme tous les dîners quand ils ne sont pas vraiment réussis. Tout le monde fait son possible pour "paraître" avec ce qu’il trouve à portée, ou tombe dans le vide, comme souvent, quand la soirée commence par " vous avez trouvé facilement…" Le film nous en sert quelques-unes de la même facture. Quelques bonnes répliques d’une néo-bourgeoisie qui positive (être des gens biens, pour qui les choses marchent) et qui cache derrière ses rires une réalité qui la guette au tournant. Si vous aimez les bons dialogues, les situations au quotidien, vous aimerez sans doute cette vision oblique des choses. Moi je n’aime pas trop, mais je trouve celui-là pas mal fichu. Un bon petit moment.

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Tranche de vie pas folichonne de Darren Aronofsky

Avec Mickey Rourke, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood

Mickey Rourke est allé chez le coiffeur et lui a demandé une coupe à la Ulk Hogan. Depuis il fait du catch et s’est fait connaître grâce à sa fameuse prise " Le coup du bélier ". Une sorte d’envolée musclée qui s’achève par un coup de boule sévère. Quand on découvre Mickey dans ses œuvres d’empoigne, il a déjà du kilométrage sur les rings. Il a même atteint le point de non-retour du déclin appuyé. Ce n’est pas une partie de plaisir. Bouffi, déglingue, Mickey est tombé dans le piège des sportifs qui ne savent pas s’arrêter. Pire, lui en a besoin pour vivre (l’argent). Il ne sait faire que ça. Alors il rebondit de salle des fêtes en MJC… Jusqu’aux pitoyables séances de dédicaces en compagnie d’autres vieux guerriers abrutis, incontinents ou en fauteuil roulant. Alors Mickey va se démerder, comme il l’a toujours fait, pour s’en sortir en restant fidèle à lui-même. Cinéma, boxe, cam ou je ne sais quoi et aujourd’hui catch…. Pardon, que dites-vous ? C’est une fiction ? ! Ah bon d’accord, je croyais que c’était la vraie vie de Mickey Rourke. C’est vrai que celui-là est un sacré numéro… Mais revenons à cette histoire, elle touche le fond, triste et émouvante. Randy (c’est son nom) côtoie la misère matérielle et affective. Son cœur le lâche, tout fout le camp. Il devrait abandonner, mais il ne se retrouve que dans l’univers du catch, celui des seconds couteaux sur le retour, croisant les nouveaux qui montent en passant par la case fête des loges. Préparation à la hâte de match à la chorégraphie hasardeuse. Sang, plaies et bosses au rendez-vous. Le public est là et le porte. Alors le vieux lutteur bondit, prend, donne et s’envole encore une fois. The match must go on. 



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Drame psychologique de curés de John Patrick Shanley
Avec Meryl Streep, Philip Seymour, Amy Adams


On se dit que ce film pourrait être une pièce de théâtre tellement les ingrédients du cimématoche n’y sont pas. Dans ce cas c’est bien vu « Doute » est l’interprétation cinématographique de la pièce théatreuse de l’auteur lui-même. Par conséquent pas de mort violente, ni de feux d’artifice. Pour le reste retenons que c’est une histoire de curé et de bonne sœur. Le curé est prof dans une école catho bien coincée, des années 60. Il est progressiste et s’occupe des jeunes gens avec amour. La none en chef, patronne de l’école, est une vielle bique psychorigide investie  d’une mission dont elle est la seule à connaître l’objectif divin. Comme le curé a déjà les ongles un peu longs, qu’il prend trois sucres dans son thé et qu’il écrit avec un stylo bille, il n’y pas loin à penser que le prof-curé-progressiste est un gros pédalo. Ça va de soit. La none acariâtre échafaude cette idée toute seule dans sa tête et puisqu’elle le suppose, elle est convaincue qu’il s’agit de la vérité vraie. Voilà ce qui arrive avec les gens qui croient (du verbe croire). Le bon seigneur Jésus himself pourrait descendre sur terre pour lui expliquer qu’elle se monte le bourrichon toute seule, qu’elle le renverrait dans les cordes; lui intimant de retourner cuver son vin de messe et d’aller dépenser sa paye avec Marie Madeleine sa saaalope. Eternelle Histoire de préjugés et d’intolérance, Meryl Streep dans son interprétation au fil du rasoir, vous fait monter la colère à tel point que vous pourriez quitter la salle, tant elle est insupportable. Une magnifique performance d’actrice. Philip Seymour Hoffman  est excellent aussi comme d'habitude, même en soutane. Mais la performance de cette réalisation réside dans l’installation du doute chez le spectateur. Avouez que les ongles longs, l’intérêt porté aux jeunes gens et tout ce qu’on à déjà dit sur les prêtres catho, font mousser chez vous le terreau merdique des préjugés les plus salaces. Non ?! En êtes vous si sûrs ? Retenez seulement que le doute revient toujours par la fenêtre chez qui a une conscience. Moralité, vous feriez mieux d’aller voir ce film sans aucun doute ni préjugé, sinon ça ne le fera pas
.


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Comédie dramatique de Danny Boyle
Avec Dev Patel, Mia Drake

Pour commencer , nous allons reprendre une tirade de l’une des critiques de Télérama : " …quelque chose dérange dans ces images exotiques (...) Ce récit invraisemblable souligne au contraire, involontairement, la cruauté d'une réalité très peu glamour."… " Involontairement " ? ! autant dire que le réalisateur serait handicapé du bocal. Il nous montre bien la cruauté très peu glamour de l’Inde, telle qu’elle est et c’est volontaire. C’est bien là le sujet du film. Dur, mais envoûtant. Le jeu télévisé n’est en fait qu’un fil conducteur qui lie des tranches de vie pour constituer un récit cohérent. Enfin, comment le dire sans vous dévoiler la subtile construction de ce scénario vraiment original. Eh bien en ne le disant pas. C’est un grand film populaire, divertissant et responsable. Les jeunes héros sont beaux, les méchants très, mais très méchants. Mumbay est un labyrinthe coloré et monstrueux. Quand le film s’arrête sur un clin d’œil bollywoodien, on voudrait qu'il continue. Un grand beau film à ne surtout pas manquer. En conclusion, lisez régulièrement les critiques de Télérama, à chaque fois que la critique est mauvaise, courez vite voir le film.




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Conte pour enfants sages de David Fincher
Avec Brade Pitte, Cate Blanchette.

D’abord, vous avez vu la bande annonce… le type là, Benjamin Bouton, qui nait vieux et qui rajeunit. Vous avez alors aperçu une scène de la guerre eud’quatorze et Brade Pitte qui voyage en Inde. OK vous avez bien vu. Maintenant vous classez ça dans le tiroir des scènes fugitives et vous les oubliez. Car vous avez tout vu des scènes de la guerre eud’quatorze et des voyages en Inde du film. Donc le type naît vieux et meurt jeune. Entre les deux il a une vie assez ordinaire, vraiment pas de quoi faire un film, pourtant si. Durant son compte à rebours le gamin vieux (avec une grosse quiquette plissée qui fait des ravages) rencontre Cate Blanchette. Un beau brin de fille qui elle est née normalement et va mourir dans le même style. Entre eux deux c’est l’amour. Ça a l’air naze comme ça, n’est-ce pas? eh bien ne vous méprenez pas, ça l’est vraiment. Et pourtant, pourtant… Le David Fincher avec rien il réussit à nous embarquer dans une histoire qui nous prend par la main et nous la coince entre le dossier et la banquette, qu’on est figé là, sans pouvoir bouger, et qu’on dévore ce film comme-ci c’était un chef d’œuvre. AAAh que c’est du bon cinéma. C’est un bien beau conte. On peut même y emmener les mouflets, ils vont adorer.

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Comédie dramatique de Costra Gavras
Avec Riccardo Scarmanio, Eric Caravaca

Ce n'est pas du Costa Gavras comme d'habitude. Il y a une part de comédie dans ce film. Un petit coté tragi-comique. ...Enfin comique mais pas trop, bien que quand même un peu. Grinçant, c'est sûr, lorsqu'on voit les équipes de télévision filmer le sans papier noyé, le sans papier tabassé, le sans papier serré par les condés, le sans papier... Ah c'est vrai j'avais oublié de vous dire; c'est une histoire de sans papier.Vous savez ces gens qui cherchent l'Eden à l'Ouest... Des gens qui souffrent là où il vivent et qui veulent vivre mieux ailleurs. Alors ils se déplacent, comme  leur permettent si bien les droits de l'homme. Voilà. Sauf que ça ne marche pas comme ça. Les rencontres sont impitoyables. Petits escrocs, voleurs, crétins de base, fonctionnaires zélés... Quelquefois des braves gens de passage font une performance. C'est généreux, mais combien de justes pour des milliers d'égoîstes hostiles. Alors l'histoire d'Elias c'est celle-là, des espoirs, un rêve et une détermination impressionnante. Eden à l'Ouest... Si ça pouvait porter nos coeurs plus à l'Est et plus au Sud ça ne ferait pas de mal à la fameuse crise.

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Espionnage de Nicolas Saada
Avec Guillaume Canet, Géraldine Pailhas.

Quand on voit l’affiche, on se dit tout de suite " …encore un film à la française, avec un couple dans un hôtel à Deauville en Novembre. "… eh bien non c’est pas ça. Les affiches tocardes, c’est trompeur. Le film est bon. Et l’espionnage qu’on y voit est bien tel qu’il existe. Enfin là il s’agit de la défense du territoire, vicelarde, salingue, les trucs en douce et le recrutement qui vous tombe dessus par le fion, quand vous allez acheter une tranche de jambon. Si vous aimez l’espionnage ambiance " Je m’appelle Bond, James Bond… " avec le héros en smok’ qui fait des glissades surfées sur la banquise, des mitraillages, des concours de pyrotechnie et des égorgements à la corde à piano, c’est sûr que vous n’allez pas aimer Espion(s). C’est dommage parce que c’est vraiment bien. Le film vous emmène tranquillement, vous ficelle, vous garrotte et vous fait passer vos 1h45 en moins de temps qu’il n’en faut pour vous apercevoir que vous venez d’être recruté par la DGSE pour lutter contre un réseau international turbulent. Ce qui est une bonne médecine parce que dans la mission il est prévu que vous baisiez. Comme ça ne vous arrive pas souvent, soyez reconnaissants, dites merci à la DGSE et à Nicolas Saada. À voir,

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Drame historique de Bryan Singer
Avec Tom Cruise et des nazis.

Soudain Tom cruise, que certain appelle " tête de veau " attrape un chtarre à l’un de ses oeils et perd la main de la branlette sous un mitraillage aérien. Ça le met très en colère et  en toute logique il décide de tuer Adolf Hitler (un mec assez perturbant durant les années 40). Jusque là le projet parait facile. Sauf que tuer un mec assez perturbant durant les années 40, ça implique une réorganisation politique et un réseau de complicité poilu. Bon l’histoire on la connaît si on fait autre chose dans sa vie que de lire de la bédée. On connaît même méchamment la fin. Si vous avez du mal à suivre refaites-vous la collec’ entière d’Historia. On se dit que nos voisins Allemands, qui sont devenus des Européens comme les autres, ont bien besoin de se reconstruire une mémoire moins pire. Ce Colonel Strauffenberg, aristocrate prussien, tombe à point nommé comme figure emblématique de la résistance allemande au nazisme, ça surprend…. Sinon ben, c’est pas mal. On ne regrette pas d’avoir payé son billet. Mais c’est vrai que si on a un abonnement on se pose moins la question. Vous pouvez y aller voir. Mais il n’y a pas de gretchen en porte-jarretelles, ni de partouzes S.A.


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Beaucoup des films...

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