Pirahna.jpgAbomination halieutique De Alexandre Aja

Avec Elisabeth Shue, Adam Scott

 

Alexandre Aja grand faiseur de bouses à l'Américaine nous ressert les bouillonnements d'un banc de piranhas, qui a un petit creux. Après de fâcheux précédents, le genre n'avait pas dit son dernier mot. Je n'y serais pas allé si la critique n'avait été aussi unanimement dithyrambique, dont quatre étoiles dans l'hebdo télé des encadrés bon chic, propres sur eux. Connaissant l'intolérance d'icelui et vu sa soudaine clémence, je me disais que ce film devait avoir quelque chose. de remarquable. En effet, il y a un réalisateur français qui réussit à Hollywood. Rappelez vous le refait « La colline a des yeux »... Il y a de l'humour aussi, pense le critique qui déjà en voyait chez Bergson. Mais surtout, surtout il y a cette jeunesse body-buildée et siliconée américaine qui se fait dévorée vive par les animaux. Ah que ça le fait jouir, le critique.... Bon, ben c'est de la merde, le film. Ça se passe au bord d'un lac Victoria en Californie. Dans une station où il y a  des milliers de bombasses, dont à peu près huit par mecs. Toutes aussi classieuses que les potiches qui se tortillent le prose sur un clip de David Guetta. Caricatural à ce point, on suppose que l'auteur pratique le second degrés, mais vu le niveau culturel SMS dominant, on peut être sur que ce movie sera lu au premier degrés par des puceaux entre deux poignes, qui ont trop souvent séché l'école. Pour le reste quelques réparties vulgos néanmoins drôles et quelques clins d'oeil, dont Richard Dreyffus fait tout de suite les frais. Vous n'avez pas vu ce film, vous ne voulez pas le voir, vous avez raison, continuez.

 

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crime d'amour sCrime sous calculette de Alain Corneau

Avec Kristin Scott Thomas, Ludivine Sagnier

 

Alain Corneau est décédé le 29 Aout. Réalisateur, scénariste, producteur, 1er assistant réalisateur, dialoguiste; Alain savait tout faire et le faisait bien. Premier assistant sur « l'Aveu » de Costa Gavras et réalisateur de « Police python 357 », « La menace », « Le choix des armes », « série noire » avec Patrick Dewaere etc... et ces cinq dernières années « Les mots bleus » et « le deuxième souffle ». Bon pour tout dire, Alain Corneau je connais et j'aime bien. Mais je voulais surtout voir Kristin Scott Thomas, que je trouve bien plus sexy qu'Alain, surtout dans ce rôle... enfin bon, c'est comme ça. « Crime d'Amour » est un thriller comme on dit. Ça commence dans les bureaux impersonnels de la défense. Ce genre d'entreprise dont l'utilité reste à démontrer. Couloirs où l'on cause en déplaçant des dossiers, rombières en tailleur, qui se la jouent et mecs incolores en costards gris, qui se confondent avec les murs. Kristin est calculatrice, roublarde et bandante. Quand à Ludivine, elle est chaudasse et peut devenir pire. Toutes deux baisouillent avec l'expert comptable, expert en embrouilles. À ce moment il est convenu de ponctuer sa phrase par un « les saaaaalopes », sensé mieux cerné le sujet. Jalousie, arrivisme, amour peut être (on y croit moyen dans le film). ça tourne au sure. Le film efficace, nous tient en haleine, puisque nous allons de conjectures en suppositoires. Car il y a crime et la criminelle joue à "pince-mi et pince-moi font de l'hélicoptère". On nous égare, puis on nous retrouve. Tout ça est très bien fait. Kristin est comme d'habitude et Ludivine se dépatouille dans une composition à tiroirs, difficile à mener. Film bon, mais contestable. Le contre : il eut fallu s'attarder davantage sur les caractères et l'ambiguité des rapports dans l'entreprise. Le pour : On marche à donf jusqu'à l'épilogue,surprenant. Allez voir ce film, il le mérite. Ce sera aussi une façon de rendre hommage à Alain qui nous a accompagné toute une vie.

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poetry.jpgDrame long-lent de Lee Chang-Dong

Avec Yoon Jung-hee, David Lee

 

Mamie a un petit fils vraiment trop con. Vous le reconnaîtrez, il est tanké devant la télé, laisse traîné les paquets de ship's et la bouteille de Coca sur la moquette. Il sait mettre les pieds sous la table et n'en fout pas une ramé (ça y est, vous voyez qui je veux dire?). Mamie, quant-à elle, commence à sucré les fraises avec des trous de mémoires de plus en plus fréquents. Soudain, elle veut faire de la poésie, poum !

« Poésie » justement c'est le titre du film, c'est dire qu'il n'est pas projeté dans le mutiplexe de Villeneuve la Garenne. La poésie, c'est bien, c'est un peu l'expression d'un bout de morceau de notre cerveau droit. Je ne parle pas de celle avec des vers et des pieds mesurés de l'art bourgeois; mais de la poésie du matin, quand on se regarde la bite en croyant voir un coléoptère. Mamie a du mal à trouver les mots, elle apprend à regarder les choses, mais quand il s'agit d'en parler, elle est un peu à sec. Ce manque d'inspiration va bien l'occuper. Comme ça c'est au poil, elle passe à coté (dans les grandes largeurs) du drame dans lequel son crétin de petit fils l'a entraînée. Si vous voulez savoir quoi, lisez le programme télé des encadrés. Le critique en pleine forme en fait une page et demie. Il nous raconte tout le film en s'écoutant écrire. Sans doute pourrait-il décrire un clou pendant  trois pages, il faut un talent aguerri, qui doit beaucoup à l'imposture. Simplement, apprenons que la poésie est un bon herzats aux emmerdements. Je fais simple exprès, c'est ma définition personnelle d'icelle, qui n'a pas sa place dans les boudoirs où les cerveaux gauches la mettent en équations. Enfin, lentement (car c'est lent) elle assemble pièce à piéce ce qui palpite au fond d'elle-même et peu à peu construit son poème, qui achève le film en point d'orgue; comme on l'avait piffé dés le début. Le cinéma coréen nous offre à nouveau une création remarquable. Voilà, c'est un beau film, chiant mais beau. Vous pouvez aller le voir un mardi, c'est un bon jour pour les poètes.

 

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inception-s.jpgScience fiction à tiroirs en porte-feuille de Christopher Nolan

Avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard.

 

Soudain Léonardo peut entrer dans vos rêves et y voler les petites cuillers de tante Aghate. Pas très honnête, il est sollicité avec son équipe pour aller implanter une idée parasite dans l'esprit d'un riche héritier, tout ça pour jeter le waille sur les marchés financiers. Bien trop tordu, le film ne se prête pas au résumé. D'ailleurs, dés le début, selon un étrange procédé hollywoodien,devenu commun, nous sommes précipités d'entrée dans le vif, sans préalable. Comme s'il y avait nécessité de troubler les pistes pour faire "bon scénario"; soit tout l'inverse de l'écriture cinématographique. Donc nous voilà devant un gros foutoir, d'où le spectateur doit s'extirper, seul.  Peu à peu, faute d'entrer dans le film, on le comprend  en se disant toutefois qu'il est décidément trop chiant. Car chiant, il l'est pendant une bonne demie-heure, vu qu'on y passe son temps a essayer de piger quoi, où, comment, et pourquoi. Une inconfortable réalité qui le rend plus difficile à suivre qu'un cours d' Adobe illustrator. Enfin, si vous ne parlez pas couramment l'Anglais, évitez la VO. Car non seulement le film nécessite une concentration sportive au décryptage, mais les sous titres vous gateraient le champ visuel, inutile d'en rajouter. Après ça s'arrange. Gros budget, impressionnants effets spéciaux, originalité. Des rêves imbriqués dans d'autres rêves; une sorte de succession onirique énervée, classée en poupées russes. Une bonne idée qui nécessite un puissant travail  de managing du staff d'écriture... On suit, mais il ne faut pas lâcher le joystick. L'ensemble a hélas un fort coté jeux vidéo: level one, level two etc... « Inception » est le fruit des amours à ressorts de « Mission impossible » et de « Matrix », c'est un film d'action très spectaculaire, techniquement remarquable et supérieur, mais sans émotions, ni climat. Un très gros machin, servi par de bons acteurs. Mais hélas abîmé par une vaine surenchère de coups de pétards et d'explosions, qui nuit à l'ensemble. Parions, comme pour "Matrix", qu'"Inception" deviendra le film culte météorique de la génération d'un soir.

 

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 expendables-s.jpgBourrinage musclé de Sylvester Stallone

Avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Mickey Rourke,

Dolph Lundgren, Jet li etc...

 

Mon Stallone a refait un bon gros film de bourrinos comme je les aime. Stallone et moi c'est une vieille histoire de vestiaires aux fragrances d'embrocations épicées. Chaque épisode de ses « Rocky » transporte des vérités aux limites d'une leçon de pédagogie sportive, que Mr Domenech aurait du réviser. Il y a aussi « Rambo », ne me demandez pas lequel des quatre, vous me feriez injure. S'ajoute à cela d'autres réussites dont la trop méconnue «Taverne de l'enfer», une merveille, ambiance Will Esner. Bref, Sly dans l'horizon cinématographique d'un complaisant bourrin comme moi, est un acteur ou un auteur qui compte. Or donc, ne le voilà-t-il pas de retour. Lisez moi ce savoureux sénario : « La CIA envoie un groupe de mercenaires en Amérique du Sud, pour y renverser un dictateur ». Balèze, non?! Sly pour faire ce film a rassemblé tous ses potes de hollywood, version gros bras. Jusqu'à Brute Willis et Le gouverneur de Californie. Ça sent le film pour payer les traites de la villa à Beverly hills. Notre héros va-t il s'en sortir, vous le saurez bientôt en consultant le box office. En tout cas ça m'a bien décoiffé, large derrière les oreilles. Si ça ne sent plus les stéroïdes et les anabolisants, mais plutôt la cortisone, le film n'en est pas amer pour autant. Les références aux muscles d'antan sont décontractées, voire ironiques. On pourrait parler d'humour entre deux coups de couteaux commandos, juste après le mitraillage, là... oui tout à fait, celui là avant le Kabom et juste après le takatak poum krak. Ah que c'est de la bonne soupe à la mitraille, ambiance « Douze Salopiauds » avec Lee Marvin, grand prophète des gros méchants au service des vrais gentils. On se croirait revenu dans les années 70. Un grand pieds d'acier pris dans un piège Viet. J'ai passé un bon moment et je ne me rappelle plus de rien tellement c'est con. Que du confort.


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Fatal-Small.jpgGrosse pantalonnade de Michaël Youn

Avec Michaël Youn, Stéphane Rousseau


Quand Michael Youn décide de réaliser un film, on s'attend au pire, enfin pour ceux qui s'attendent toujours au pire, dès lors qu'un concept (mot étrange) dépasse l'univers de leur cuisine. Donc le drille, bien connu pour ses provocations potachères, est classé définitivement dans la boite « mauvais goût » pour une éternité. Personnellement j'ai toujours pensé qu'il avait du talent, enfin si mon avis personnel a une quelconque importance. L'histoire est celle de Fatal Bazooka, le rappeur créé par Michaël Youn dans son "Morning Live", puis développé dans l'album "T'as vu" vendu à plus de 500 000 exemplaires. On passe alors de la réalité à la fiction. Fatal vit le rap bling bling, vulgos. Il veut du uc et de fait s'entoure de segro fepous comme on les déteste chez les chiennes de garde. Faut vous dire m'sieurs dames, que 40 ans de féminisme n'ont pas résisté au raz de marèe du rap et de ses pétasses asservies à des brutes mythomanes. De ces chanteurs, la bouche pleine de galets, qui remplacent les voyelles par des «O » nord-germaniques et s'animent d'une gestuelle immuable proche du trouble psychomoteur. Donc le film évolue dans la dérision et ne respecte rien, le rap en prend sa part et l'électro pas moins. D'un coté une musique pour inadaptés inadaptables, de l'autre des résonances pour moniteurs de jet-ski (Aaah je me régale). Imaginez un Grand match Bouba VS David Guetta et vous êtes dans le ton. Tous sont roulés dans la farine, l'univers du show biz, la télé, la publicité, le public, tous sans espoir de réhabilitation. Tous les genres musicaux sont essorès, les uns après les autres; les gratteurs de guitare gentils, les groupes vocaux caritatifs, les chanteurs qui font chier (vraiment). Personne n'est oublié, tous repartent dos à dos avec la migraine des cheveux. Michael Youn possède non seulement un talent burlesque, c'est aussi un auteur inspiré. Si son film est d'abord une grosse déconnade, c'est aussi une satyre sociétale, comme je vous en cause. Pas un détail ne lui échappe. Drôle et con à la fois. Il faut aller le voir sans complexes, comme on lisait jadis 'fluide glacial'. Pourtant j'entends d'ici les critiques et leurs prouuuts pincés-fusants de cécoins du uc. Adèptes de l'humour « fin »; un truc qui n'a jamais existé... amusette entre gens bien élevés, qui savent entre eux ce qu'est le bon goût. Le bel esprit à ce point bien ancré, que le critique pris au piège, parce qu'il a ri pendant la projection, cherchera des périphrases pour sauver ce qu'il croient être son train de vie culturel, se raccrochant en bon pignouf, à son ultime bouée de sauvetage « le second degrés ». Enfin un dernier mot. Le comique est un art difficile, un auteur qui possède cette fibre est rare, précieux. Il faut l'aimer. Je vous le dis en vérité. Allez voir Michaël, dites lui que c'est moi qui vous envoie, il vous offrira des biscuits au vinaîgre..


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Les-petits-ruisseaux.jpgChronique sympa de Pascal Rabaté

Avec Daniel Prévost, Philippe Nahon

Emile, un septuagénaire veuf, mène une retraite paisible jusqu'au jour où son ami Edmond décède. Précédemment à cette pirouette de la vie ordinaire, Edmond révélait à Emile sa pratique toujours assidue, mais secrète, du colin tampon. Emile va alors tenter de reprendre goût à ces fondamentaux.

J'aime bien Pascal Rabaté. Tout ce que j'ai lu de lui était sympa. De ces petites tranches de vie provinciale. Toujours bien vues, bien senties, avec un regard gentiment gausseur. Les petits ruisseaux, d'après une bien bonne bande dessinée, élève enfin le genre bancal des interprétations de bédées au cinéma. Ici on parle des vieux et de leurs amours. Car bien que vieillissant, les vieux loups bandent encore et les bonnes louves bien que veuves ne désarment pas. Daniel Prevot, comme toujours excellent, glisse délicatement entre une succession de mini sketchs légers, agréables. De paisibles scènes de pèche en tranquilles propos de comptoir. Emile, veuf inconsolable fantasme, voit des matrones à loilpé partout et s'émeut de leurs bourrelets, justement émouvants. Le hasard emmène notre héros jusqu'à une communauté néo-baba (comme j'ai toujours soupçonné qu'il en existent encore), où enfin il retrouve l'usage de sa kikette à vieux plis. C'est bien fichu, une observation amusée, mais jamais méprisante. Très sympa, je vous dis. Un film qui tombe très bien dans un désert cinématographique, qui pèse  comme un ballon de foot, depuis un bon mois. Allez-y décontractés, en espadrilles de plage, les petits ruisseaux méritent qu'on y patauge.


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Las du terrorisme bourgeois et de la culture snobinarde,

Maître Benoit Lapetite décernera désormais et de temps à autres

des "Gros patés" aux oeuvres qui le méritent définitivement.

Aujourd'hui "Le cri" d'Evard Munch.

 

Maitre Benoit Lapetite Plusieurs générations d'incultes démonstratifs ont hissé au pinacle cette oeuvre peinte à

l'huile de vidange et aux orteils.

 

L'expression du crieur rappelle les ouvrages de pates à modeler réalisés par les pensionnaires de l'hospice international des handicapés du bulbe. La perspective est primaire. Les couleurs sont appliquées à la va comme. Cette oeuvre n'est ni émouvante ni technique; c'est tout simplement de la merde. Imaginez un instant, cette singularité accrochée dans votre salon. Á votre avis combien de vos amis ne reviendront plus jamais vomir chez vous ? C'est indéniable "Le cri" de munch mérite un "Gros paté", que je lui décerne avec la satisfaction du travail fait main.

 

  Maître Benoit Lapetite

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dans-ses-yeux.jpgPelícula policíaca i sentimental i psicológica

di Juan José Campanella

Avec Soledad Villamil, Ricardo Darin


Il y a des périodes où le cinéma ne vaut pas un bon livre. C'est en fait toujours le cas sauf pour les bons films d'action. Attendu la qualité des affiches du moment, je préfère bouquiner. Mais que voit-on en vitrine? « Prince of Persia », des images qui bougent inspirées d'un jeu vidéo. Une vraie anecdote de l'histoire Perse, m'aurait bien tenté, mais là, un film où on se tripote le joystike pendant la projection, merci. Plus loin « L'amour à deux »... Là, on est peu tenté par ce sirop où assurément il n'y aura aucune charge de cavalerie. Dans les salles voisines « Camping 2», « Iron man 2 » qu'est ce que vous voulez que je vous dises d'eux ? On change de rayon « Le plan B », Sur l'affiche une fille et un type, debout, se regardent. On ne tiendra pas jusqu'à Z... Bref, je vais m'acheter mon livre de l'année, « Les panzers de la mort SS» de chez Historia. Et là, dans le cinéma à coté du kiosque, un titre oublié « Dans ses yeux ». L'affiche et le titre sont à classer comme les autres en catégorie pas envie. Un film Hispano-Argentin, on hésite, on ne sait pas... Finalement, on va voir, prudemment, par défaut. Les cinq premières minutes font frémir. Ça ressemble à un film intimiste français. Violoncelle lent, train qui fuit, femelle en jupe qui court derrière... Benjamin Esposito, juge d'instruction à la retraite essaie d'écrire un roman à partir d'une affaire classée. Il remonte le temps dans le labyrinthe d'un Buenos Aires pas clair, Benjamin reconstitue les faits, trie les souvenirs, les vrais d'entre les fabriqués. Le scénario est superbement écrit. Riche, drôle, surprenant, roublard. Un vrai film policier réaliste, sans effets spéciaux ni Mercèdés piégée à l'explosif (avec du feu). L'enquêteur-écrivain est amoureux de la procureuse, c'est en prime, jamais larmoyant, émouvant c'est tout. Pour ceux qui veulent se tordre le nez sur de l'analyse psychologique il y a aussi matière, la vie, la mort, la vengeance et la vacuité d'icelle, c'est livré dans le kit, voilà. L'auteur use du flash back avec intelligence, c'est lisible donc rare. On s'interroge sur le réalisateur, mais qui est ce Juan José Campanella ? Tu lis sa filmographie, tu n'en reviens pas, c'est Zorro. Réalisateur de « Dr House » « New york unité spéciale », « New york section criminelle » et autres longs métrages plutot bonnards. Ce type sait tout faire, écrire, réaliser, monter, produire...Une bête de travail, de talent. Je découvre. Les vrais cinéphiles vont se foutre de moi, mais il n'est jamais trop tard. Allez voir cet excellent« El Secreto de Sus Ojos » , Oscar 2010 du meilleur film étranger, quand même. celui là vaut largement un bon livre.

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8th-wonderland.jpgi-Anticipation de Nicolas Alberny, Jean Mach

Avec Matthew Géczy, Alain Azerot


Ils sont tous dans le film, tous les gentils qu'on aime bien sur le net. Les anti-guerre c'est pas beau, les anti OGM ça donne des boutons, les anti-adopie passque que quand même c'est normal que je télécharge sans payer de droits, vu que les majors se font tellement de blé... Bref les rebelles du net. Maintenant nous le savons, le net est un contre pouvoir en devenir, comme disent les gens qui savent causer. C'est la démonstration du film. L'image saute d'une chaîne de télé à l'autre, et dans toutes les langues. C'est le monde tel qu'on nous le livre chaque jour, une Babel d'ondes et de langues de bois, une purée face à laquelle réagit la toile. 8th Wonderland est un pays virtuel, un immense forum popularo-international où chacun amène son grain de sel pour refaire la planète une bonne fois pour toute. Seulement voilà, le clavier a ses limites, il faut sortir. Ça commence plutôt bien, par des provocations juste au dessus du potache-level : Des distributeurs de préservatifs saveur hostie sont nuitamment installés au Vatican. Puis trois stars du foot sont contraintes à coudre des baskets quinze heures par jour, mêlés à des enfants, dans une usine asiatique. Les médias collent au train et le public s'emballe, ça fait du foin. 8th Wonderland obtient quelques résultats, souvent décevants. Nicolas Alberny et Jean Mach, ne tombent pas dans le piège de la sagesse des peuples et du grand soir qui tue. Ils nous démontent aussi le coté obscur de la force. Comme prévisible, le mouvement se radicalise et pour obtenir de réels résultats, passe aux actes durs. Ambiance, les gentils rêveurs du net deviennent les mêmes enfoirés qu'ailleurs. À terme les plus puissants triomphent, comme d'hab'. La machine dominante récupère et digère le mouvement pour en faire des confettis de pixels. Forcément c'est facile, les rebelles sont volatiles. Voilà. Plus tard tel le phoenix, 8th Wonderland reviendra par la petite porte. Une façon de nous rappeler que l'avenir n'est pas écrit et qu'il peut bien arriver par notre iPAD à réaction. C'est bien fait, drôle, intelligent et pas manichéen. On cherche la salle où il est projeté, sinon on télécharge...

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