Robin-des-bois-s.jpgCatalogue d'images de Ridley Scott

Avec Russell Crowe, Cate Blanchett


Si pour vous il n' y a qu'un Robin des bois et qu'Errol Flynn est son prophète, vous n 'allez pas aimé cette nouvelle version. Également, si vous êtes un adepte de « Robin des bois danse avec les loups », vous aurez du mal avec Riddley Scott et son Crowe patapouf. Pour ma part, connaissant l'histoire de France et par conséquent celle de l'Angleterre; j'ai eu quelques peines à coller au récit. En effet, le scénario prend une grande liberté avec l'histoire et confond deux rois de France, Philippe Auguste et son fils Louis le huitième. Dans la foulée Ridley nous présente un débarquement français avec d'improbables péniches U.S. comme un désastre; alors que le débarquement de Louis VIII se déroula dans la joie et la bonne humeur, avec distribution de canapés et petits fours. En même temps, comme cette période est absente des manuels scolaires et vu le niveau SMS dominant, ça ne devrait pas beaucoup gêner le jeune public. Retenez que Richard Coeur de lion mena effectivement campagne en France; non pas pour financer son retour de croisade, comme le suggère le film, mais tout simplement parce que c'était comme ça. Enfin au niveau du vécu, Il mourut vraiment d'un trait d'arbalète. Il faut bien reconnaître, que ce fut bien fait pour sa gueule. Son frère, Jean sans terre, reste le beau dégueulasse qu'Hollywood nous a toujours dépeint et monsieur des bois nous fait regretter le temps où il était gladiateur. Comme le récit débute avant les vraies aventures de Robin, on aperçoit les quelques ado-gredins qui composeront sa bande par la suite Ces bandes existaient réellement en Angleterre et étaient bien connues pour leurs vols, leurs viols et leurs massacres, qu'ils faisaient subir aux pauvres, plutôt qu'aux riches, qui avaient de la défense. Cette médiévalerie, se regarde avec plaisir, comme un film d'action équestre. Mais il donne l'apparence d'un catalogue de plans, genre papiers peints, feuilleté avec tous les effets de mise en scène du réalisateur. Les nouveaux arrivants ont toutes les chances d'aimer, Les habitués de l'auteur, quant-à eux, resteront dubitatifs. Vous pouvez aller voir ce film avec les enfants un Dimanche après midi pluvieux. Sinon dans quelques mois, il fera un excellent « blue ray » à projeter sur votre home cinéma Teppaz.

 

 

Robin-des-bois.jpg


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Kick-ass.jpgSuper héros en alternance de Matthew Vaughn

Avec Aaron Johnson, Nicolas Cage


Perturbante impression. L'affiche nous invite à voir un film pour neuneux entre deux sacrifices à Onan et on se retrouve devant un petit ovni ironique, un joyau d'humour noir et, comme diraient les autres, de second degré. Rappelons que le second degré auxquels les mêmes savants ajoutent une kyrielle de gradation à l'envie, est une forme d'ironie et de dérision. Affaire conclue. Dans la salle, la moyenne d'âge ne dépasse pas 12 ans, c'est un peu jeune, personne ne rie. Ce qui revient à dire que la diffusion a drainé un public auquel le film n'est pas destiné. Ou, s'il l'est c'est raté, il faut avoir un fond de culture humoristique et un cynisme de grande personne pour apprécier. Donc voilà. Durant ce movie d'une violence remarquable, on apprend que le super-héroïsme n'est pas si simple, qu'il est mauvais pour la santé et qu'il ne repose que sur la puissance de feu. Parce que les super-pouvoirs, évidemment, bal-peau. « Kick ass » littéralement « coup de pied au cul » ne fait pas dans la dentelle. Au delà de l'aspect rigolade, on se pose des questions morales sur l'opportunité de présenter ce genre de film aux jolies têtes blondes qui jouent au tennis. Réponse, oui. La violence est tellement outrancière qu'elle devient comique et distancie la réalité de la fiction. Bien sûr, les jeunes en-capuchonnés qui parlent avec un marshmallow collé au palais, sans prononcer les voyelles, n'y trouveront pas leur compte; y préférant leurs idoles Pacino-Scarface où mythes et réalité ne font plus qu'une boule de slime en forme de casquette. Bon, d'accord, là je digresse, mais bonne piste de réflexion quand même; non ? Conclusion : « Kick ass » est drôle, violent, disproportionné, manichéen et vaut un bon steack. Allez-y, même si vous n'êtes plus si jeunes, ça ne peut que vous faire du bien.Kick-ass-copie-2.jpg



Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

 

Soul-Kitchen.jpgKollossalGrekcomedittHamburgen de Fatih Akin

Avec Adam Bousdoukos, Moritz Bleibtreu


C'est à Hamburg et pas ailleurs que se dresse « Soul Kitchen », un restaurant dans la zone industrielle désaffectée. Le genre de lieu plutôt branchouille en Allemagne. Mais là, ça craint, faute de moyen. Zinos le Grec fait ce qu'il peut peu. Comme il s'évalue vers les quatre cinq degrès sur l'échelle de Zorba, ses initiatives vont un peu de la foirade. Autour de lui, sont satellisés une copine qui le rend marshmallow, une serveuse décalée, un musicos très moyen, un retraité bateauphile et un frangin en liberté conditionnelle. Arrive un cuisinier alcoolique et caractériel qui change tout, en mieux. Plus tard surgit la canaille qui va encore tout faire changer, mais cette fois en pire. Ajoutez à cela un lumbago et Zinos l'a dans l'os. C'est rigolo, c'est une comédie très sympa, très réussie. Il n' y a rien à en dire d'autre. Ça finit bien, tout le monde est content. Le film se termine sur un générique tout en flyer à ne surtout pas manquer. Salut, bonne projection.

 

grec 2


 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Breathless.jpgBaston spychologique coréen de Ik-june Yang

Avec Ik-june Yang, Kkobbi Kim


Ça doit se passer dans la banlieue de Séoul, les rues sont à 28% de pente; personne ne circule en vélo. Sang-Hoon est associé dans une entreprise de recouvrements musclés. Il fait très bien son métier, tout petit, déjà, il obtenait son master de violence ordinaire. Faut dire que les exemples ne manquaient pas, papa battait maman à tour de bras. Il semble d'ailleurs que dans son milieu, battre les bonnes femmes est le sport national. Attention quand je dis battre c'est battre. Pas une petite dérouillée orientale genre « bats ta femme, si tu ne sais pas pourquoi, elle, elle le sais » ou plus près de chez nous, la petite tourlouse sportive hebdomadaire pour chauffer le pot. Non vraiment. Une grosse castagne à coups de ramponneaux et à coups de pompes. Tous les jours. À cela s'ajoute une poésie certaine, chacun bénéficie d'un sobriquet taquin : Connard, Connasse, Abruti, Poufiasse. C'est trognon. Sang-Hoon est en baston continuel. « Breathless » ressemble à une journée porte ouverte au commissariat avec un niveau culturel proche des tribunes du PSG. Dans ce film ne craignez pas une violence Hollywoodienne. Ce n'est ni gore ni complaisant. C'est ordinaire, bim bam boum à la maison, dans la cuisine, tout simplement. Je ne vous dis rien de plus. Le film est réaliste, fait de plans rapprochés énervés. Cruel, méchant. Sang-Hoon est en errance. c'est ce parcours désespérant que nous suivons, sa vie, son fardeau. car forcément il y a une souffrance et donc re-forcément une cause. Enfin quand il pardonne et reprend pied, quand la vacuité de cette violence lui apparaît, c'est elle qui le rattrape et le détruit fatalement. Poum ! Un méchant retour de bâton. Très bon film, long, à voir un mardi.


Breatthless-c2.jpg



Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Titans.jpg

Effets spéciaux chez les Grecs par Louis Leterrier

Avec Sam Worthington, Liam Neeson


Voilà un film Hoolywoodiques réalisé par un habile artisan pur cocorico. Ça fait du bien de savoir nos compatriotes capables de faire dans le titanesque avec des sous. Parce que là, ça l'est, titanesque. Je veux dire la production et non l'histoire, où il n'est pas question de titans, mais seulement de Persée. Ce qui n'est déjà pas mal. Seulement voilà, si l'hommage est rendu aux brillants prédécesseurs du péplum mythologique. La réalité est autre. Les trucages par masques successifs des années 70 de l'ancien « Choc des Titans » tombaient déjà dans la blasitude après le génial « Jason et les argonautes ». Aujourd'hui, l'effet spécial est la pitance ordinaire du spectateur, il faudrait quelque chose d'autre pour satisfaire les plus exigeants. Ce qui revient à dire que ce film, malgré son incontestable aspect spectaculaire, manque de quelques choses et non des moindres, il manque d'ambiance et d'âme. Vous me direz que ce n'est pas très facile d'offrir une âme à un movie, quand on choisit comme acteur principal Sam Worthington, dont le charisme d'holothurie vire tendance tête de noeud. On a beau bien aimé les bagarres avec les scorpions géants, ça plombe quand même un peu. Maintenant la polémique qui tourne autour de la 3D pour ce film est injuste. La 3D est une mauvaise idée pour tout le cinéma, dès lors qu'on utilisera toujours ces lunettes de métallo qui massacrent la luminosité (mais ça je crois l'avoir déjà dit dans le sujet précédent). Donc, Persée fait son travail de Persée. Le scénario initial, vieux de 3000 ans, est gentiment simplifié et nous rappelle que les scénari de la bédée et des jeux vidéo n'ont rien inventé. Ça se regarde avec plaisir, ça bouge, ça cartonne, c'est bien fait. Les plus naifs d'entre nous et surtout d'entre moi-même, apprécieront les goules, les chevaux volants, le kraken en slip et surtout la méduse et sa tête à poux. Sympa, un dimanche, avec les gosses. Laissez les manger leur pop-corn, ça ne gènera pas la qualité du texte.

Persée

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

adele-blanc-sec.jpgBédée animée par Luc Besson

Avec Louise Bourgoin, Gilles Lellouche


On ne s'ennuie pas avec Luc Besson. D'abord on cherche ce qu'il a piqué et à qui, ça occupe. Dans Adèle ça saute au yeux tout de suite. Le premier quart d'heure, en particulier, est trop référencé, mais avec moins de talent que l'original, le résultat est un peu lourd des guêtres. Besson, c'est d'abord ça, peu d'invention, une écriture faiblarde, beaucoup de repiquage. Bien, maintenant qu'on lui a bien foutu le feu au pyjama, admettons que c'est un habile faiseur. C'est notre James Cameron à nous, surtout à la toute fin du film (clin d'oeil, clin d'oeil)... Résultat des courses Adèle est bien belle et Paris, en 1912, est bien beau. Par moment le palais du Trocadero et les moulins de la butte, font une apparition nostalgique, on apprécie. Le ton est léger, façon Courteline voire façon Alphonse Allais, pour nous tirer plus d'un sourires et quelques fois un rire. C'est badin. Adèle Bourgoin est par conséquent badine, mutine, presque coquine. L'histoire... ben elle se lit comme une bande dessinée rayon irréelle, ambiance Pieds Nickelés. Entre improbable, impossible et farfelu, ne cherchez pas, rien n'est plausible. De toute façon ce n'est pas le but. Je ne sais pas ce qu'il reste de la bédée de Tardi dans ce film, sinon le pterodactyle, je l'ai lu il y a trop longtemps. Mais assurément il y a du Tardi dans ce climat chapeaux melons, godasses à clous. Observateur, dans le décor on apercevra un taxi Renault, l'un des futurs glorieux de l'époque; puis du coin de l'oeil on distinguera une Ford T, étonnant, non? Un plaisir. Je vous conseille le match de tennis entre les frangines Blanc-Sec, une réussite coubertine. Enfin, pour parfaire l'ambiance, la bascule à Charlot reprend du service et c'est d'un goût, je ne vous dis que ça... Dans l'ensemble, tout est mis en œuvre pour faire un film avec des images qui bougent, plutot sympa. Les amateurs de cinéma responsable de mes deux n'y trouveront pas leur compte, mais qu'ils se la mordent et se la mettent sous le bras; comme disait mon arrière grand mère née en 1864. Enfin l'épisode des momies, arrivé sur le tard, à lui seul vaut le détour. Bon divertissement familial comme on dit, « Adèle Blanc-Sec » offre en prime une double fin, que vous allez manquer si vous partez pendant le générique. Bon, ben c'est pas tout ça mais il est 17 heures à ma montre à gousset. Je me ferais bien une 'tite absinthe à la terrasse du Clichy, moi. Histoire de me rafraichir le gosier. .

 

adele-xl.jpg


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

green-zone-copie-1.jpgGuerre agitée de Paul Greengrass

Avec Matt Damon, Amy Ryan


À Bagdad la zone verte, c'est l'espace sécurisé par/pour l'armée US. Avec ses casernes, ses restaurants, ses hôtels avec piscine, tout ça U.S. Au delà, le monde civilisé s'arrête au bord d'un à pic vertigineux, plongeant dans un néant habité par des monstres mangeurs d'hommes. Quelques fois le commandant Matt Damon en sort avec ses hommes. Il rejoint des sites reconnus de source sûres comme lieu de stockage ou de fabrication d'armes de destruction massive (ADM). Il ne tombe que sur des ateliers de tampons Gex à l'abandon ou des terrains de foot à flanc de décharge. Aujourd'hui nous savons tous depuis belle lurette que les ADM sont une invention de Harry Potter. Mais les Américains, eux, ont besoin qu'on leur explique ça, bien, avec un film. Voilà qui est fait. On aperçoit aussi Super Neuneu le président U.S. de l'époque, à la télé. Il fait une déclaration super neuneue. Rappelez-vous, on s'était très vite fait à son style handicapé du moulin. Le spectacle a fait recette, puisqu'à notre tour nous en avons adopté un, aussi médiocre, mais dans un autre genre. Bon, voilà que je digresse... Revenons au commandant Matt Damon. Il n'a pas beaucoup de texte à dire et ça lui va très bien. Le scénario est linéaire épuré et pour l'heure ça suffit. On fait la guerre, on n'est pas à la bibliothèque municipale. C'est justement là que c'est intéressant. Le parti pris est réaliste, caméra sur l'épaule, ça cavale dans tout les sens. Les Bagdadis qui vident les magasins sans autorisation et les militaires qui leur disent pardon, s'il vous plait, pardon, laissez passer, merci, excusez, pardon. Ça s'est vraiment bien. Ça se tient au niveau du vécu. C'est exactement comme ça qu'on imagine cette foutue guerre. Bon quelques fois ça n'est pas « s'il vous plait », ça dézingue sévère. Parce que je vous rappelle qu'à la guerre il y a souvent des morts. Dans celle-ci il y a quelques chose de con, un plus. Jadis on savait pourquoi on se battait. Napoléon pour maintenir les agresseurs hors de France, Louis XIV pour montrer qu'il était beau et en Amérique, le Nord contre le Sud pour avoir accès aux plages de Miami. Mais là dans ce conflit, vu du coté de l'agresseur, on constate simplement qu'un pays est démantelé et des innocents massacrés pour des nèfles, tout ça en faisant cocus son propre peuple et sa propre armée. C'est exactement ce qu'on distingue dans les coulisses malpropres que nous montre ce film. Paul Greengrass a bien fait les choses comme un vrai documentariste, voilà. Allez-y. Dites que vous venez de ma part, ça fera plaisir à la caissière..

 

green-zone-xxl.jpg


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

tete de turcConcours d'abrutis de Pascal Elbé 

Avec Roschdy Zem, SamirMakhlouf

   

Vision de l'enfer, nous sommes chez les abrutis karsherrisables. Un minorité de nases au quotient intellectuel proche du tétard et à la capacité de nuisances proche de la machette rwandaise. Les barbares sont là, avec leur non-valeurs. Abrutis irrationnels, mythomanes, violents, dangereux, crétins. On ne va pas faire dans la dentelle et dans la psychologie politiquement correcte, un barbare est un barbare, un point c'est tout. Ah j'en vois qui se trémoussent derrière leur pupitre. Alors comment appelez vous des gniaces qui lapident des pompiers ou qui balancent des cocktails molotov sur un médecin. Ça s'appellent... oui vous là bas, ça s'appelle : « une victime de cette société de merde... ». Bon, d'accord... ben il va y avoir du boulot... Le film est bien fait, juste assez énervant dés l'apparition des brutes et largement assez intelligent à la lecture des familles qui vivent là et qui se passeraient volontiers de cette publicité. L'histoire : un jeune garçon, un peu turc et très suiviste, fait tout et son contraire. D'agresseur il devient sauveteur. D'abruti par innocence (comme quoi rien n'est si simple), il devient un héros. S'en suivent des mécanismes moraux, sociaux et associaux. Dénoncer, pas dénoncer, profiter de l'occase, se sauver, prendre une danse, comme ça, parce que... Jusque là s'il n' y pas mort d'homme, il y a tout de même accident gravissime et délit de connerie. On se croirait au concours d'entrèe à sup' de sauvage. Mais les conséquence sont terribles. Plus tard, il y a une victime, celle d'un autre nase, cassé, mais cette fois un cassé dans les normes, en cravate, Il perd les pédales. Comme quoi, les pédales perdues ont toujours une bonne raison d'être perdues, même si elle est mauvaise. Façon de rappeler que les raisonnements sommaires, chez qui que ce soit, aboutissent à des drames. Pascal Elbé a la subtilité de nous présenter des abrutis multiraciaux, ce qui évite les interprétations extrêmes et les conclusions ineptes. Cinématographie de l'enfer des cités avec dans les premiers rôles : la population, les bandes, les flics. Ou si vous préférez : les victimes; les paranoïaques et les frustrés. Allez donc voir cette tête de turc, elle a de la gueule.

 

Tete de turc [Converti]


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
L'immortelMitraillages de paillasses par Richard Berry
Avec Jean Reno, Kad Merad, Jean Pierre Darroussin

Charly Mattéï est rangé des voitures. Avant c'était un grossium dans le mitant. Aujourd'hui, une seule chose l'intéresse, sa marquise et ses mouflets. Vu comme ça, les malfrats le prennent pour une branche de céleri. Ils pensent qu'un jour ou l'autre il peut tourner mauvais chpile et qu'il vaut mieux le dessouder. Une huitaine de demi-sel le coincent dans un parking et le passent à la seringue. Vingt bastos dans le tiroir et pourtant Mattéï bande encore. Seulement il est renaud pour les gnards qui voulaient le mataver. Dés qu'il sort de l'hosto et qu'il peut juste arquer, il n'a qu'une idée en tête, dégauchir les huit lavedus et les passer à la machine à coudre. Le premier à se faire percer la boite à ragout c'est Riton belle tocante, suivront Larbi les paluches, Féfé d'Andoume, Domi pointe rouge, Khaled beau costard etc... etc... jusqu'à épuisement du stock, parce que forcément, il y a dépassement de devis. C'est un film de gangsters, je vous le précise si vous avez manqué le début. C'est bien fichu et Reno n'est pas encombrant avec son texte. Même Daroussin n'a pas grand chose à dire, pourtant lui il peut. Mais non, il ne lui est laissé aucune chance. D'habitude il est génial bien que chiant; mais là, ni l'un ni l'autre, il tourne dans un film de gangsters, il n'a pas l'habitude. Le vallon des Auffes est filmé sous tous les angles, merci. Maintenant tout le monde tourne au vallon des Auffes. Inutile d'y aller, douze millions de personnes y passent chaque mois, vu que ça ne mesure pas plus de six cents mètres carrés piétonniers et que la moitié est envahit par la Pizzeria Janot, vous voyez l'intérêt. Merci, vraiment. Richard Berry, que j'aime bien quand même, pendant son parcours promotionnel nous a expliqué que c'était une histoire de rédemption. Bon, d'accord, si il le dit. Donc Reno Matteï rédemptionne au 11/43. C'est nouveau. Ça ping, ça pang, Marseille, tais toi Marseille, tu cries trop fort. On n'entend plus chanter les soufflants dans le port. Ça se regarde, c'est bien réalisé, Marseille est bien belle sous le soleil, c'est un film de gangsters.

L'immortel-copie-1


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Fleur-du-desert.jpgVoyage au néolithique de Sherry Hormann

Avec Liya Kebede, Sally Hawkins


L'histoire vraie de Waris Dirie, une gamine, née avant l'age du bronze. Elle fuit la Somalie et se retrouve à Londres au 20eme siècle. Son physique différent et quelques rencontres aléatoires, la conduisent à devenir top modèle international. Quelle destinée, Halla est bon. Quoique au début il ait un peu laissé faire les choses. Vous savez ce qui arrive aux filles dans les pays préhistoriques. C'est incroyable ce que les sociétés archaïques peuvent faire comme fixette sur le zizi ou le frifri des tous petits. Tout ça en vertu de dogmes inventés par quelques refoulés, édentés, paumés au sommet d'un tas de cailloux.  Maintenant situons l'action. Là bas en Somalie, tu regardes devant toi, tu vois le cul d'une chèvre, tu te retournes, tu vois le nez d'une chèvre. Tu regardes sur les cotés, rien, tu ne vois que des pierres et des scorpions... à coté de ça tu vas aller te plaindre parceque la grève du métro t'a fait perdre 30 minutes. Le film commence comme un documentaire ethnologique, puis approche la comédie de mœurs britannique pour soudain atteindre l'insoutenable, quand se dessine l'enfance de Waris. Devenue grande et couverture de papier glacé, elle décide un jour de parler et dénonce la pratique barbare de l'excision. Son enfance torturée et la détresse de sa vie de femme. Elle sera entendue jusqu'au siège de l'ONU. On sort chancelant de la salle, ça n'a pas été une partie de plaisir. Si vous trouvez un cinéma où ce film est projeté, allez y, mais avant, équipez vous d'une boite de Kleenex (la grosse familiale) vous en aurez l'usage.

Fleur-du-desertXL.jpg


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

El Signor Golo a aussi vu...

  • El signor Golo a vu "Brothers"
    Torturation psychologique militaro-familiale De Jim Sheridan Avec Jake Gyllenhaal, Tobey Maguire, Natalie Portman Remake du Brothers danois de Susanne Bier (2006). Du groupe des films remarquables, que les Ricains...
  • Shutter Island
    Labyrinthe chez les brindzingues de Martin Scorsese Avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo 1954. Teddy Daniels et Chuck Aule enquêtent sur la disparition d'une patiente évadée d'un hôpital psychiatrique à...
  • Robin des bois
    Catalogue d'images de Ridley Scott Avec Russell Crowe, Cate Blanchett Si pour vous il n' y a qu'un Robin des bois et qu'Errol Flynn est son prophète, vous n 'allez pas aimé cette nouvelle version....
  • Le ruban chiant
    Cinéma de l'extrême, turlupinant, de Michael HanekeAvec Christian Friedel, Ernst Jacobi Comme en sport, il y a des cinémas de l'extrême. “Cannon ball” est un film de l'extrême, “Le ruban blanc” en est un autre, dans un...
  • Loin de la terre brulée
    Drame du camping gaz de Guillermo Arriaga Avec Charlize Theron, Kim Basinger Dramatique chassé croisé d’histoires de gens. Flash-back à effet montagnes russes et à rétro-pédalage. Il faut s’accrocher. Là-bas au Nouveau...
  • Passeur d'espoir
      Drame triste de Branko Schmidt Avec Kresimir Mikic’, Mei Sun   Le film est hrvatski (prononcer Heurvatski, croate). On l’a échappé belle. La cravate jadis inventée par les...
  • El Signor Golo a vu "l'agence"
    Nunuchard fait son occulté de George Nolfi Avec Matt Damon, Emily Blunt   Sommes-nous maîtres de notre destin, ou sommes-nous manipulés par des forces occultes ? David Norris entrevoit l'avenir que lui...
  • Les chèvres du pentagone
    Comédie pas normale par Grant Heslov Avec George Clooney, Ewan McGregor, Jeff Bridges Bob Wilson, un journaliste « petits pieds » a des déboires conjuguaux et part à la guerre pour que les choses deviennent...
  • Les Trois Royaumes
    Aventures historiques turbulentes de John Woo Avec Toni Leung Chiu Wai, Takeshi kaneshiroVisionnez la René-Vidéo Vers l'an 300 de notre ère, là bas, dans l'empire du milieu, on se châtaigne cordialement pour quelques arpents...
  • Le discours d'un roi
    Séance d'orthophonie de Tom Hooper Avec Colin Firth, Helena Bonham Carter   Enfant, le futur roi George VI était gaucher. À force de se faire taper sur les doigts pour devenir droitier, le pauvre petit fut...
Liste complète
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés