in-the-air2.jpgPlan social badin de Jason Reitman

Avec George Clooney, Anna Kendrick


Ryan Bingham, interprété par Georges Clooney, beau et ténébreux, sillonne les states pour virer les gens de leur emploi. Les capitaines d'industrie, qui n'ont de capitaine que le nom sans les burnes, ont besoin de spécialistes pour ce genre de taches. C'est un boulot qui implique un art de vivre au climat Nespresso. Beaufitude surmoyenne, aéroports, carte de fidélité platine, carbone ou graphite; hotels étoilés bar, exécutive-woman de passage. Ryan approche des dix millions de miles, une réussite sociale. Mais soudain le job de notre tueur évolue. Pour des raisons de coût, on tentera le licenciement par web-cam interposée, c'est d'un cynisme inoui, mais rentable. Tout est cohérent en occident. Jason Reitman (Thank You For Smoking, Juno) Nous fait une belle peinture de l'exaltante Amérique des subprimes et nous ramène à la raison. Qui sommes nous ? Où allons nous ? Dans qu'elle état ergeons-nous ? Se pointent à l'horizon les valeurs qui marchent et qui finalement, tout bien réfléchi, sont les seules valeurs indestructibles depuis le néolithique. Je vous laissent apprécier. Ryan Binghman va payer chèrement cette révélation et se retrouve un peu seul sur la fin. Mais son cheminement vers l'humanité le met dans la situation de ses anciens licenciés. Refaire sa vie autrement, rebondir comme disent si facilement ceux qui n'ont pas à le faire. C'est à voir et c'est beau comme du Jean Jacques Goldman.

in the air XL


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Tatarak.jpgExercice ophtalmologique d'après Andrzej Wajda

Avec Krystyna Janda, Pawel Szajda


À priori j'aime beaucoup le cinéma de Wajda. Mais là je viens de vivre un instant particulier. Je n'ai rien à reprocher à ce film, attendu que je ne l'ai vu que durant 10 mn. C'est ça. Je suis parti au bout de 10 mn. Incroyable. Je ne sais pas si ce film m'aurait plus, mais une chose est certaine, je ne pouvais pas le regarder. Voilà je suis pris à mon propre jeu, parler de tous les films que je vais voir. Or dans ce cas, figurez vous que la boite de sous-titrage a planté ses textes en bas à gauche. Bien ferré à gauche en lignes libres. à moins que ce soit une erreur de projectionniste, je ne sais pas comment ça marche. J'ignore si c'était passager ou pendant tout le film. En tout cas, ce n'était pas regardable. Le sous titre est capital quand on ne connaît pas la langue. Sa lecture globale inscrite dans la vision de l'image est un exercice banal, simplement automatique. Mais essayez donc de regarder un film avec le texte en bas à gauche, en haut à droite ou je ne sais où, mais surtout pas en bas au centre... Poum, migraine et imbittabilité du film assurées. J'ajoute à celà une infirmité personnelle, j'ai l'oeil gauche vraiment nase, ambiance borgne où pas loin. J'avais l'impression de regarder un match de tennis, un coup à droite pour l'image, un  coup à gauche pour le sous-titre. Gauche, droite, gauche, droite. Un truc a attraper un torticolis du cou... Donc voilà à présent ce « Tatarak » est gratifié d'un « Shlark! Cornetto aux aromes de synthèse » à cause d'un sous-traitant ignorant, qui s'est cru créatif. Bref allez donc voir ce film si vous parlez le Polonais ou si vous avez un grave strabisme divergent de l'oeil gauche. Ensuite revenez me donner votre opinion, je publierai votre critique avec une belle illustration. Promis juré, Ça fera interactif. C'est moderne.

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brothers-Small.jpgTorturation psychologique militaro-familiale De Jim Sheridan
Avec Jake Gyllenhaal, Tobey Maguire, Natalie Portman


Remake du Brothers danois de Susanne Bier (2006). Du groupe des films remarquables, que les Ricains reformatent because le casting. Sam & Grace forment un couple parfait et sont les parents de deux petites filles. Le père est U.S. marine soudain envoyé en stage au moyen-age (l'Afghanistan). Son frère tout juste sorti de prison, s'occupe de la petite famille. Déjà on sens poindre une histoire de colin-tampon entre jeune maman et brother. Vu qu'il y a un rebondissement, il est difficile de vous raconter le moindre morceau de ce joyeux divertissement sans dévoiler le moteur scénaristique. On y apprend pas grand chose sur les usages délicats des cavaliers de l'age du bronze (les Afghans). Pas plus que sur les conséquences de la guerre sur la vie planplan en banlieue middle west. Mais il ne se passe pas ce qu'on croyait et il s'y passe ce qu'on n'attendait pas. C'est bien joué, Tobey Maguire (Spiderman) en fait un peu beaucoup dans l'élasticité faciale, mais s'en sort très bien sans sa combinaison d'homme grenouille. Natalie Portman est bien jolie et Jake Gyllenhaal bien tatoué. Enfin on découvre un Sam Sheppard en vieux con inattendu très ressemblant. On apprend enfin que refaire une cuisine n'est pas si compliqué, ni si couteux, que ce que prétendent les spécialistes. Dans la foulée, Brothers rejoint la cohorte des films dénonciateurs de la guerre que c'est pas beau et nous rassure sur le cinéma américain, capable à l'occasion de nous faire vibrer sans dragon orange à chevaucher en 3D. Film émouvant producteur de larmouilles. Suivez les petits cailloux blancs vous trouverez peut être la salle où il est projeté.

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serious man smallComédie ethnique de Joel Coen, Ethan Coen

Avec Michael Stuhlbarg, Sari Lennick


Voilà le moment de parler de l'immense fossé qui sépare la critique professionnelle du public. Ce film marche très moyennement en salle parcequ'il est proche du chiant pour de nombreux publics. Alors que la critique se lisse le gland à coup de dithyrambes au gel de Guérande. Les frères Coen, qui sont des bons, ont atteint le statut d'intouchables. Comme en plus ils pratiquent le si excellent humour Juif, alors forcément, c'est extra. À cet instant le doute m'endoute. Bien sûr, on voit bien qu'il y a de la subtilité, de l'humour situationnel à effets mesurés. Sauf que. Losqu'on n'est pas juif, on a le sentiment pendant tout le film qu'il nous manque une croche pour apprécier la mélodie. Un peu comme la fugitive absence des bulles dans la bière anglaise. En fait "Serious man" fait référence au livre de job et élimine en partie ceux qui ne l'ont pas lu. Donc l'histoire : un américain moyen se fait un Sinaï de toutes situations nouvelles. Certaines sont réellement cocaces. Notre héros se fait des noeuds dans la tête, le fait qu'il soit prof de maths n'est à l'évidence pas un hasard, puisque durant ses cours, il met en équation les soucis du quotidien, à qui mieux pire. Enfin pour résoudre ses problèmes ce gentil ballot fait appel au rabbin. Il devra faire jouer la concurrence, car les rabbins, qui doivent en avoir souper-cacher de ce genre de blaireaux, ont chacun une technique d'esquive voisine du grand art. Les rabbins sont des sages. À la fin, l'horizon s'éclaircit quand le fiston passe sa Bar Mitzvah. Bien que shitté grave dans les toilettes de la synaguoge, il réussit sa lecture de la Torah devant une assistance fondante d'admiration. Là, on se rend compte qu'une étape est franchie et que toute la communauté est reconnaissante. Fin des soucis, Mazel tov. Happy-end ambigu, drôle et/ou dramatique, va savoir, on fait comme on le sens, mais le faut-il ? Là encore il nous manque le décodeur. Ou peut être n'y a t-il rien à décoder. Décidément, Joel et Ethan Cohen n'ont pas fini de nous destabiliser. Au fond, je crois que j'aime bien ça.

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Lebanon SmallAngoisse militaire de Samuel Maoz

Avec Yoav Donat, Itay Tiran


Pas facile sur Haarg de donner un avis décalé sur ce huis clos étouffant. Ça sent la machine, le cambouis et l'urine. Une vision de la guerre du Liban à travers le viseur d'une mitrailleuse Aspect exiguë d'un conflit sanglant. Nous sommes dans un char d'assaut. Dehors ça mitraille ça canarde, ça agonise. À l'intérieur ça vibre et résonne comme dans une grosse caisse. Samuel Maoz est là, avec ses compagnons de combat. Ce qu'ils font, ne leur plait pas. Ils ont peur, un char ce n'est pas un studio meublé à Neuilly et ce n'est pas non plus invincible, on peut y griller. Ce char avance et fait ce pourquoi il est fait, mitrailler un transport de volaille, une terrasse de café, essuyer le tir d'une rocket. Ce que voit Samuel ne peut pas être tourné en dérision, même ici. Je me sens gêné, accroché à mon clavier, dehors c'est la guerre. Je n'ai rien à dire. Samuel m'a saisi aux tripes, m'a hurlé son cauchemar. Ce qu'il a vu, ce qu'il a fait. Un film sans artifice, une tension palpable, une écriture à couper le souffle. Je vais mettre un moment à m'en remettre.

Avertissement aux amateurs de film de guerre, celui là est un témoignage réaliste, simple et cru, il ne laisse pas place au romanesque.

Char


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Sherlock SmallAssassinat de Conan Doyle par Guy Ritchie

Avec Robert Downey Jr., Jude Law


Faisons simple. Ce film à n'en pas douter fait du cinéma. Il y a des images qui bougent, du bruit, de la musique et des effets spéciaux. Donc, bon. En deuxième lecture si on y va avec son cerveau, heu.... ben non. C'est un peu la nouvelle tendance des boites de prod, comme elles manquent d'idées elles vont piocher dans le patrimoine puis le déforment; invoquant la nouveauté et un prétendu respect de l'œuvre initiale (qu'on nous aurait galvaudé jusqu'à présent, si, si, je vous assure). Sherlock Holmes n'était donc pas ce que nous croyions. Ce personnage bien campé depuis plus d'un siècle n'a plus qu'à bien se tenir, Hollywood arrive et piétine tout sur sa route avec ses grosses bottes d'inculte du wildwest. Ajoutez à cela une coproduction australienne garante du bon goût bon chic, qui n'arrange rien. Le réalisateur Guy Ritchie. « Arnaques, crimes et botanique » « Snatch », possède assurément un style atypique, devenu pour l'occasion un moyen anachronique juste bon à détraquer le climat, au seul profit d'un Watson, soudain au sommet de sa gloire (un point positif). Pour le scénario, on balaie le rationalisme Holmessien pour basculer dans le pseudo langage jeux vidéo bédée-ado, secte criminelle, maître du monde, super pouvoir. Mais ouf dans les dernières secondes Holmes démasque Moriarty et ses coupables jeux de passe passe. Conan Doyle est sauf comme l'honneur de la troisième aile britannique de la production. Ce qui faisait le génie de Ritchie, produit aujourd'hui une furieuse bouillie dans une intrigue où il n' y a rien à comprendre et où précisément on ne comprend rien. Ajoutez à cela des enjoliveurs chromés : deux personnages féminins posés là pour remplir le casting. Un gros brutal récurrent et d'inutiles scènes à la fort Boyard (la boucherie charcuterie avec ses flammes et sa scie à ruban vaut la fuite à elle seule). Pour le reste on salue l'excellence des scènes de pancrace et l'expertise de notre détective en Krav maga. Film déstabilisant où on perd rapidement son anglais. Ça se laisse néanmoins regarder.

 

Holmès


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invictusPolitique, bouchons et caramels de Clint Eastwood

Avec Morgan Freeman, Matt Damon


J'aime bien le rugby. Quand je logeais au laboratoire d'expérimentations pharmaceutiques, chaque mercredi nous avions le droit de jouer au rugby avec le chat. Nous n'avions pas de ballon. C'est dire que j'ai une grande expérience. Mais ce film du grand Clint nous parle d'autre chose. De clairvoyance et d'humanité. En 1994, l'élection de Mandela marque la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport. Ce monsieur Mandela, de couleur noire, avait à résoudre un réel problème d'identité nationale. Son charisme doublé d'une sagesse politique exemplaire firent qu'il sentit l'importance du rugby, sport de blancs, au coeur de cette nouvelle nation. En respectant ce défouloir magique, il provoquait en douceur le pardon de la population noire. Et, respectant les blancs, il leur gardait une place sur l'échiquier. Il lui fallait bien du courage, d'autres plus rancuniers en auraient volontiers fait des lacets. Cet homme avait un rêve, il s'était préparé à le réaliser avec pour seule arme, la tolérance. Pour ça, il lui fallait voir loin et clair, fuir le chant des sirènes et les idées malsaines. Dans le film Morgan Freeman est plus Mandela que vrai, quand à Matt Damon, son rayonnement de palourde l'éloigne de François Pienaar, capitaine de l'équipe d'AF, comme vous de Sébastien Chabal. Mais à part cette erreur de casting et d'autres rugbystiques comme ces chants de supporters de foot, force est d'admettre qu'une fois de plus Clint a bien fait. Donc l'idée est que les Springboks remportent la coupe du monde de rugby... oui de rugby, j'en vois trois qui ne suivent pas au fond. Évidemment si vous n'aimez pas ce jeu, le dernier quart d'heure de projection vous paraîtra insupportable. C'est que ça bouchonne, ça caramelle, ça castagne et poum et poum. C'est  toute la magie du rrruby, C'est sans danger, ça ne fait pas mal, les coups sont tout en rondeur, con. Allez voir ce film, surtout en ce moment. L'image d'un grand chef d'état ne peut que nous oxygéner.

rugby


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tsarDrame de la folie de Pavel Lounguine

avec Piotr Mamonov, Youri Kuznetzov, Oleg Yankovsky


Ivan le terrible avait une hygiène dentaire très contestable, il devait sacrément refouler des chicots. On le voit bien dans le film et on comprend pourquoi ses sujets l'appelaient « le terrible ». Passé la première impression olfactive, nous découvrons son regard illuminé de dangereux con-béni, puis son élégance ambiancée concours de l'Eurovision, tout vêtu de tapis et de rideaux à motifs de velours. Ivan était timbré. Il avait un style de gouvernance très personnel. Il voyait partout des traitres, des comploteurs, des empoisonneurs. Tout son entourage ne demandait d'ailleurs qu'à avouer ses crimes sous les pires tortures. Bref, c'est du cinéma russe, le propos est ficelé, il y a du texte, faut suivre. Les acteurs quant-à eux, plus vrais que vrais, en font à l'occasion des tonnes dans l'expression élastico-faciale, c'est Russe je vous dis; parfois même un peu Eisenstein sur les bords, avec une musique bombardante du coté des neurones (bien la musique, bien). Sauf que sur le fond ce n'est pas du Eisenstein (qui servait la soupe), mais plutôt la dénonciation de ces dirigeants qui accompagnèrent l'histoire russe. On dit même que ça continue. C'est le propos qu'on peut retenir de ce kinos me semble-t-il. Pouti... heu.. Ivan seul contre tous, c'est Richard III en chapka, au delà des lois. Ou comment la fin justifie les moyens, raison d'état et tout le toutimskoff. Non rien n'est justifiable, Yvan est seulement un fou de dieu, comme-ci, comme ça, comme ça l'arrange. Un coup il nomme un super pope, celui-ci lui résiste, le lendemain il le jette en geôle. Tel qui prie Vendredi, Dimanche est fin roti. À la fin Ivan n'a plus que ce qu'il mérite, on transpose et on imagine aujourd'hui. Épique, sanglant, ce « Tsar » a de la Stalinitude. Si vous trouvez la salle où ce film est projeté, ne laissez pas passer l'occasion de le voir.

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mister-nobody.jpgTorsions temporelles à ressorts de Jaco van Dormael

Avec Jared Leto, Sarah Polley


Jaco van Dormal, réalisateur Belge nous emmène dans un curieux voyage fantastique. Année 2092, Nemo Nobody a 120 ans, avec une gueule de Little big man sur la fin ou sur le commencement, c'est selon. Affabulateur, peut être. Confus certainement. Mais commençons par la fin si vous voulez bien comprendre le début. Dans la vie on est ce qu'on fait. À chaque fois qu'on fait autrement, ça devient différent. Vous me suivez? Bon, eh bien ça va, parce que moi, j'ai déjà des difficultés. Ensuite il y a les influences extérieures genre effet papillon. Un type qui fait cuire un oeuf dur au brésil provoquera une pluie telle à Lons le Saulnier, que vous ferez une glissade fatale, si vous êtes dans cette ville ce même jour. Mais comme vous avez pris le mauvais train à la gare d'Austerlitz, vous vous retrouvez à épouser une lançeuse de marteau, à Prague. Le film c'est ça, Mr Nobody nous raconte toutes les options qu'il a explorées. Ce qui nous donne trois pistes coté bonnes-femmes. L'aimante, la tordue, la convenue. C'est à dire, celle qu'il aime et qui l'aime, celle qu'il aime et qui ne l'aime pas et celle qu'il n'aime pas mais qui l'aime... maintenant je fais une pose, je vais boire un café...

La destinée n'est pas écrite, ce serait trop simple. Ou, si elle l'est, c'est par Jaco van Dormael. Au commencement de la fin, celui-ci offre une dernière option spéciale aux spectateurs conventionnels. Ouf on respire. On comprend autre chose, mais mieux. Au centre (entre la fin et le début) Il nous est offert une théorie en neuf dimensions, très science-fi. Le big bang revu à l'envers, le big crunch. L'univers en expansion producteur de désordre, fait du rangement dans son gros bordel et se contracte, le temps se déroule dans l'autre sens et nous revivons les srevne'l à sesohc semêm. Drôle d'impression que d'abandonner le clavier azerty pour le clavier wxcvbn. Théorie amusante et beaucoup moins improbable que l'existence de dieu. Là je vous sens largués. Rassurez vous, moi aussi. En un mot comme en beaucoup, ce film est génial (j'ose), j'ai adoré. En plus la mise en scène est pharaonique., c'est Star war à Bruxelles. Bref, que du plaisir (comme disent les moniteurs de rafting). Je vous conseille vivement d'aller voir ce movie, sinon, selon l'effet papillon, dans un lointain pays en voie de développement, une gentille petite fille sera privée de dessert.

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agora smalConte philosophique à l'ancienne de Alejandro Amenábar
Avec Rachel Weisz, Max Minghella, Oscar Isaac


Film à l'odeur et à la couleur de peplum, mais qui en renouvelle le genre. Pour les amateurs quelques bons cartons, mais pas de grandes batailles épiques, pas de courses de chats, ni de combats de radiateurs en slip. J'explique : Une demoiselle Hypatie vivait à Alexandrie, une ville avec un phare et une bibliothèque bien connus des touristes romains. Hypatie avait oublié d'être stupide, ce qui à cette époque se remarquait. Philosophe, fine lettrée, elle enseignait , gratos, Platon ou Aristote aux braves gens qui ne pouvaient pas écouter Morandini à la tsf. Elle savait plein de choses, au point de commenter l'arithmétique de Diophante, les tables de Ptolémée et les coniques d'Apollonius de Perga. Ça vous en bouche un coin... si, si je le sens. Notez que la gazelle avait effleuré l'idée que la terre, déja évidemment ronde, tourne autour du soleil selon une orbite elliptique. « Ahahah la conne, alors que tout le monde sait que la terre est plate, que le soleil est accroché au plafond comme un lustre et que le ciel est soutenu par quatre gros vérins sur les cotés ». Forcément quand on sait plein de choses contraires à la religion on est embêté. Déjà en 380  les créationnistes et les gens possesseurs d'un cerveau se crêpaient la tunique. Il faut dire que les astronomes tâtonnaient et peinaient à confirmer leurs théories, il leur manquait plusieurs pièces au playmobil et justement Hypatie les cherchait et les touchait du doigt. Bref vous l'avez compris c'est un film où on révise. Mais soudain, ne voilà-t-il pas que les curés et leur obscurantisme borné, viennent poser leur épaisses caligaés dans l'enceinte de la fabuleuse bibliothèque? Quel beau feu de joie. Aviez-vous déjà remarqué combien la religion et la connerie ont quelque chose en commun? L'autodafé entre autre. Là il s'agit de parchemins. Au passage on massacre un peu, on lapide et on éventre au nom de dieu. Il faut être d'accord avec son amour et sa tolérance, sinon on est tué. C'est la moindre des choses. Pour le coup on ne peut pas éviter de faire un parallèle avec une certaine actualité. On retiendra que l'église a ralentit la science de douze siècles et on se dit que d'autres voudraient bien y revenir. Ça énerve, d'autant que l'héroïne finit mal. Savante et femme en plus... une sorcière je vous dis, une sorcière. Soyez progressistes, allez voir Agora, c'est beau et c'est bien fait.

agora

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