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Superstition spectaculaire de Roland
Emmerich
Avec John Cusack, Chiwetel Ejiofor
En 1577, José Ricardo di Burgo i Piscarolo, entrait complètement bourré dans une demeure de plein pied, faite de granit rose de Colombie. Là, il tombe nez à nez avec un indien, qu'il transperce sauvagement de son pénis puis de sa rapière. L'indien se nommait Atamaltek, il était fonctionnaire au service de l'état maya. Sa fonction était d'établir le calendrier des postes. Atamaltek était très travailleur et avait pris de l'avance sur le planning de l'administration, si bien qu'il avait établi toutes les grilles de calendrier jusqu'en 2012. Hélas suite à l'apparition impromptue de José Ricardo dans son bureau, la grille 2013 et les suivantes ne furent jamais établies. D'où cette nouvelle superstition neuneue de fin du monde, qui donna naissance au film « 2012 ». Bon, dans le film tout fout le camp. Un tsunami géant noie la chaîne de l'Himalaya, la terre se soulève. Un avion fait un gym-kana entre des gratte-ciel qui s'effondrent bien droits, d'un bloc, sur le coté. Les autoroutes s'emmêlent, les voitures tombent en klaxonnant dans des crevasses sans fond. Une poignée de survivants rament pour nous intéresser à autre chose qu'à des effets spéciaux très spectaculaires. Ce film est en effet truffé d'effets spéciaux très spectaculaires et même aussi d'effets spéciaux très spectaculaires. Le scénario est naze, voire débile profond, le jeu des acteurs parfaitement vain, l'histoire est nulle, sans enseignement. Nous sommes dans « deux mille bouses », le film de Roland Emmerich, qui va gagner beaucoup de pognon avec. En même temps, une telle mise en oeuvre fait travailler beaucoup de monde, alors on ne va pas se plaindre. Là je me sens un peu hors sujet. Tu me diras que le sujet vaut assez peu pipette pour qu'on s'en écarte. Donc 2012 est l'une de ces bouses attendues comme on les aime, juteuses et odorantes. Du grand spectacle con mais bon, dont on aurait tort de se priver. Golo content, Golo aimer.