Partager l'article ! Billy Eliott, la comédie musicale...: Chorégraphie : Jenny Ware Musique : Sir Helton JohnParticipation : Mill Chase Community Technology Co ...
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Chorégraphie : Jenny Ware
Musique : Sir Helton John
Participation : Mill Chase Community Technology College, Bordon,
Hampshire,
The Norwood School, Arts Specialist College, London.
Quand on voyage en
Angleterre, on oublie parfois que d’autres Français sont déjà passés. À cause de ce détail, j’ai failli provoquer une émeute. Alerte incendie. Ils ont réactivé les sirènes du blitz. Ce
n’était pourtant pas si grave, mais à entendre la foule britannique qui m’entourait, c’était la première fois qu’ils voyaient un Français donner un pourboire à un serveur. Voilà, c’était au
restaurant, juste après avoir assisté à une comédie musicale. On sait que nos voisins Grands Bretons ont un penchant très prononcé pour le genre. Alors que chez nous, non. On écoute Vincent
Delerm, alors forcément ça éloigne. En ce moment, à London City, comme toujours, il y a une comédie musicale à chaque coin de rues. «Les misérables» marchent à fond de longue date. «Le Roi
lion» rugit à perdre haleine et s’il grogne encore un peu à Paris, c’est à «Mogador» la salle la plus naze du monde, ça ne donne pas envie. Après il y a «Mama mia» ou l’inépuisable «Sister-act»
et surtout, surtout il y a «Billy Elliot» , inspiré du movie, sur une musique de Sir Helton John. Vous vous dites «Mais qu’est-ce qu’il
nous raconte celui-là, une comédie musicale à Londres, qu’ est-ce que j’en ai à faire, moi, j’habite à Lons le Saulnier…». Bon ben qu’est-ce que vous voulez que je vous dise? faut
sortir.
Maintenant j'explique : L'action se déroule sur fond de grèves ouvrières dures. Pendant que les mineurs affrontent les forces de l’ordre, le cours de danse emplit le gymnase. Toutes les
gamines du bourg viennent s'y tordre les chevilles. C'est à se plier de rire. On se croirait à l'école de danse où l'on traînait la petite soeur faire ses premières
pointes. À 47 ans elle nous en veut encore. C'est là que Billy Elliot se singularise par son boxing-style personnel, très chaloupé, pour plus tard accèder à l’école
royale de danse. Parcours improbable pour un fils de mineur bien éloigné des collants moul’boules ambigus et des tutus froufroutants. C’est dans l’Angleterre de la violente mère Tatcher que se
déroule ce conte tragi-comique. Sur scène, la dame de fer en prend plein son cabas, elle ne l’a pas volé. Caricaturée en panty aux couleurs de l’Union Jack, on voudrait qu’elle meurt
définitivement de ridicule. L’émotion empruntée au film prend encore plus de dimension sur scène. La descente à la mine des ouvriers vaincus est poignante. Mais plus rien n'arrête Billy Elliot,
pas même la tortue romaine policière. Il danse, danse, danse.... Un gosse de treize ans, impressionnant héritier des écoles de spectacles britanniques, bondit, rebondit jusqu’à l’ivresse
comme… comme Billy Elliot. Ce spectacle passera probablement en France, peut-être dans une salle convenable. En attendant cet évènement, achetez le DVD du film, si vous ne l’avez pas déjà vu.
C’est un film magique, qui mérite éternellement un Grand eskimo d’or aux six chocolats subtils.