Comédie
parodique à pisser dans son pantalon de Michel Hazanivicius
Avec jean Dujardin, Louise Monot, Alex Lutz
Une nouvelle fois, Hubert Bonisseur de la Bath dit OSS 117 part en mission à l'autre bout du monde. Ce digne représentant de l’excellence et des valeurs de la vraie
France (celle du Général), se lance à la recherche d'un microfilm dérobé par un membre de l’anti-France. Pour cela il devra faire équipe avec un agent du Mossad. La mission promet d’être
périlleuse, car cet agent n'est rien d'autre qu'une femme. Le réalisateur ne manque pas d’imagination. Une femme agent secret, quelle ironie. Ce film est d’une extrême drôlerie, comme-ci une
femme pouvait garder un secret. Nous voilà dans le ton. Le genre parodique souvent décrié, remonte à la surface et Michel Hazavanavius nous en met une bonne couche. Il avait déjà fait très fort
avec le précédent opus (comme disent les suiveurs). Et cette fois c’est carrément pire. Pendant la campagne de promotion du movie, les médias, nous donnaient l’air de découvrir le genre. J’ai
entendu une journaliste interviewant Dujardin "… c’est nouveau comme forme d’humour, on avait connu l’humour juif, mais…" Dujardin les bras aux chevilles, la machoire dévissée… La mignonne (une
femme journaliste, on n’en revient pas…) avait sans doute suivi le cursus habituel des plumitifs de l’info : lycée Henri IV, science po, en passant largement à coté de la case rigolade. Hé bien
non le genre parodique n’est pas nouveau. Et on est bien content que Michel Hazavizaniavisius nous le refasse "découvrir". On avait téter, les Marx Brothers, la revue Mad, Mel Brooks, Les Frères
Zucker, Les Monthy Pithon, Gotlib et son Super Dupont; moins connu Doc Savedge, dans les années 80/90. Agent secret macho, d’une grande bétise, lui aussi toujours à la recherche de micro-films
subtilisés par un certain Kramer, agent quadruple. Ce personnage emblématique du journal Pilote, peu éloigné de notre Dujardin national, était dessiné par Coucho (illustration ci-dessous). Alors
évidemment, ici le genre est encore plus apprécié qu’ailleurs. Gestuelles théatrales, postures réactionnaires, lieux communs, inculture, tout y est. Hubert Bonisseur de la Bath est un imbécile
référencé années 60, qui pourtant fait rire à tous les étages. La performance réside précisément là. Merci Michel Hazanavivivacius et Jean Dujardin pour ce monument de rigolade.
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