Auto-analyse citadine chiante De Woody Allen
Avec Larry David, Evan Rachel Wood
J’adore Woody Allen. Depuis combien d’années vais-je voir ses films?... 20 ans, 30 ans ? Je ne sais pas
. Je ne compte pas, mais assurément j’en tire beaucoup de plaisir. C’est souvent bien écrit, bien ficelé, drôle, pertinent, plein de trouvailles et d’esprit. A chaque fois j’ai le sentiment d’en
tirer quelque chose. Cette fois, ce cher Woody m’a rappelé ce qu’est le cinéma. Un art populaire décryptable avec des images dynamiques, un scénario captivant, une musique présente et bien calée.
Précisément tout ce qu’il n’y a pas dans Whatever works. Quelle brillante démonstration nous fait Woody. Bravo maître. Whatever works, mieux qu’une pièce de théatre filmée, est une excellente
fiction radiophonique projetée au cinéma. Je ne peux que vous la conseiller, elle appartient à l’attirail des conversations mondaines des diners en ville. Woody Allen a encore fait mouche et
atteint son quota vital sur le marché français. Chapeau l’artiste. Moi je me suis endormi. Je ne me rappelle que d’un vieux chiant qui sent le pipi, dans un loft rassis. Pour le reste je suis passé totalement à coté... parce que «grandeur et décadence introspectives» du vieux machin New Yorkais, hein ? ... vous savez
quoi ? ... de toutes façons, j’ai dormi, je vous dis... Enfin qu’on ne vienne pas me dire que c’est une affaire de goûts. Les goûts et les couleurs n’ont rien à faire là dedans. Radio,
théatre et cinéma sont des supports différents, quand on l’ignore délibérément, on va droit dans le mur, fut-il en briques rouges à Greenwitch village. (aah ah, je sens qu'il y en a douze qui ne
partagent pas mon avis).
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