Partager l'article ! Adèle Blanc-Sec: Bédée animée par Luc Besson Avec Louise Bourgoin, Gilles Lellouche On ne s'ennuie pas avec Lu ...
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Bédée animée par Luc Besson
Avec Louise Bourgoin, Gilles Lellouche
On ne s'ennuie pas avec Luc Besson. D'abord on cherche ce qu'il a piqué et à qui, ça occupe. Dans Adèle ça saute au yeux tout de suite. Le premier quart d'heure, en particulier, est trop référencé, mais avec moins de talent que l'original, le résultat est un peu lourd des guêtres. Besson, c'est d'abord ça, peu d'invention, une écriture faiblarde, beaucoup de repiquage. Bien, maintenant qu'on lui a bien foutu le feu au pyjama, admettons que c'est un habile faiseur. C'est notre James Cameron à nous, surtout à la toute fin du film (clin d'oeil, clin d'oeil)... Résultat des courses Adèle est bien belle et Paris, en 1912, est bien beau. Par moment le palais du Trocadero et les moulins de la butte, font une apparition nostalgique, on apprécie. Le ton est léger, façon Courteline voire façon Alphonse Allais, pour nous tirer plus d'un sourires et quelques fois un rire. C'est badin. Adèle Bourgoin est par conséquent badine, mutine, presque coquine. L'histoire... ben elle se lit comme une bande dessinée rayon irréelle, ambiance Pieds Nickelés. Entre improbable, impossible et farfelu, ne cherchez pas, rien n'est plausible. De toute façon ce n'est pas le but. Je ne sais pas ce qu'il reste de la bédée de Tardi dans ce film, sinon le pterodactyle, je l'ai lu il y a trop longtemps. Mais assurément il y a du Tardi dans ce climat chapeaux melons, godasses à clous. Observateur, dans le décor on apercevra un taxi Renault, l'un des futurs glorieux de l'époque; puis du coin de l'oeil on distinguera une Ford T, étonnant, non? Un plaisir. Je vous conseille le match de tennis entre les frangines Blanc-Sec, une réussite coubertine. Enfin, pour parfaire l'ambiance, la bascule à Charlot reprend du service et c'est d'un goût, je ne vous dis que ça... Dans l'ensemble, tout est mis en œuvre pour faire un film avec des images qui bougent, plutot sympa. Les amateurs de cinéma responsable de mes deux n'y trouveront pas leur compte, mais qu'ils se la mordent et se la mettent sous le bras; comme disait mon arrière grand mère née en 1864. Enfin l'épisode des momies, arrivé sur le tard, à lui seul vaut le détour. Bon divertissement familial comme on dit, « Adèle Blanc-Sec » offre en prime une double fin, que vous allez manquer si vous partez pendant le générique. Bon, ben c'est pas tout ça mais il est 17 heures à ma montre à gousset. Je me ferais bien une 'tite absinthe à la terrasse du Clichy, moi. Histoire de me rafraichir le gosier. .