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haarg-magazine

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Expression libre, mauvaise foi, dessins humoristiques et bandes dessinées limites.

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Green Zone

marcello — CINEMA

green-zone-copie-1.jpgGuerre agitée de Paul Greengrass

Avec Matt Damon, Amy Ryan


À Bagdad la zone verte, c'est l'espace sécurisé par/pour l'armée US. Avec ses casernes, ses restaurants, ses hôtels avec piscine, tout ça U.S. Au delà, le monde civilisé s'arrête au bord d'un à pic vertigineux, plongeant dans un néant habité par des monstres mangeurs d'hommes. Quelques fois le commandant Matt Damon en sort avec ses hommes. Il rejoint des sites reconnus de source sûres comme lieu de stockage ou de fabrication d'armes de destruction massive (ADM). Il ne tombe que sur des ateliers de tampons Gex à l'abandon ou des terrains de foot à flanc de décharge. Aujourd'hui nous savons tous depuis belle lurette que les ADM sont une invention de Harry Potter. Mais les Américains, eux, ont besoin qu'on leur explique ça, bien, avec un film. Voilà qui est fait. On aperçoit aussi Super Neuneu le président U.S. de l'époque, à la télé. Il fait une déclaration super neuneue. Rappelez-vous, on s'était très vite fait à son style handicapé du moulin. Le spectacle a fait recette, puisqu'à notre tour nous en avons adopté un, aussi médiocre, mais dans un autre genre. Bon, voilà que je digresse... Revenons au commandant Matt Damon. Il n'a pas beaucoup de texte à dire et ça lui va très bien. Le scénario est linéaire épuré et pour l'heure ça suffit. On fait la guerre, on n'est pas à la bibliothèque municipale. C'est justement là que c'est intéressant. Le parti pris est réaliste, caméra sur l'épaule, ça cavale dans tout les sens. Les Bagdadis qui vident les magasins sans autorisation et les militaires qui leur disent pardon, s'il vous plait, pardon, laissez passer, merci, excusez, pardon. Ça s'est vraiment bien. Ça se tient au niveau du vécu. C'est exactement comme ça qu'on imagine cette foutue guerre. Bon quelques fois ça n'est pas « s'il vous plait », ça dézingue sévère. Parce que je vous rappelle qu'à la guerre il y a souvent des morts. Dans celle-ci il y a quelques chose de con, un plus. Jadis on savait pourquoi on se battait. Napoléon pour maintenir les agresseurs hors de France, Louis XIV pour montrer qu'il était beau et en Amérique, le Nord contre le Sud pour avoir accès aux plages de Miami. Mais là dans ce conflit, vu du coté de l'agresseur, on constate simplement qu'un pays est démantelé et des innocents massacrés pour des nèfles, tout ça en faisant cocus son propre peuple et sa propre armée. C'est exactement ce qu'on distingue dans les coulisses malpropres que nous montre ce film. Paul Greengrass a bien fait les choses comme un vrai documentariste, voilà. Allez-y. Dites que vous venez de ma part, ça fera plaisir à la caissière..

 

green-zone-xxl.jpg

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