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haarg-magazine

L'immortel

26 Mars 2010 , Rédigé par marcello Publié dans #CINEMA

L'immortelMitraillages de paillasses par Richard Berry
Avec Jean Reno, Kad Merad, Jean Pierre Darroussin

Charly Mattéï est rangé des voitures. Avant c'était un grossium dans le mitant. Aujourd'hui, une seule chose l'intéresse, sa marquise et ses mouflets. Vu comme ça, les malfrats le prennent pour une branche de céleri. Ils pensent qu'un jour ou l'autre il peut tourner mauvais chpile et qu'il vaut mieux le dessouder. Une huitaine de demi-sel le coincent dans un parking et le passent à la seringue. Vingt bastos dans le tiroir et pourtant Mattéï bande encore. Seulement il est renaud pour les gnards qui voulaient le mataver. Dés qu'il sort de l'hosto et qu'il peut juste arquer, il n'a qu'une idée en tête, dégauchir les huit lavedus et les passer à la machine à coudre. Le premier à se faire percer la boite à ragout c'est Riton belle tocante, suivront Larbi les paluches, Féfé d'Andoume, Domi pointe rouge, Khaled beau costard etc... etc... jusqu'à épuisement du stock, parce que forcément, il y a dépassement de devis. C'est un film de gangsters, je vous le précise si vous avez manqué le début. C'est bien fichu et Reno n'est pas encombrant avec son texte. Même Daroussin n'a pas grand chose à dire, pourtant lui il peut. Mais non, il ne lui est laissé aucune chance. D'habitude il est génial bien que chiant; mais là, ni l'un ni l'autre, il tourne dans un film de gangsters, il n'a pas l'habitude. Le vallon des Auffes est filmé sous tous les angles, merci. Maintenant tout le monde tourne au vallon des Auffes. Inutile d'y aller, douze millions de personnes y passent chaque mois, vu que ça ne mesure pas plus de six cents mètres carrés piétonniers et que la moitié est envahit par la Pizzeria Janot, vous voyez l'intérêt. Merci, vraiment. Richard Berry, que j'aime bien quand même, pendant son parcours promotionnel nous a expliqué que c'était une histoire de rédemption. Bon, d'accord, si il le dit. Donc Reno Matteï rédemptionne au 11/43. C'est nouveau. Ça ping, ça pang, Marseille, tais toi Marseille, tu cries trop fort. On n'entend plus chanter les soufflants dans le port. Ça se regarde, c'est bien réalisé, Marseille est bien belle sous le soleil, c'est un film de gangsters.

L'immortel-copie-1

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