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Cinéma de l'extrême, turlupinant, de Michael Haneke
Avec Christian Friedel, Ernst Jacobi
Comme en sport, il y a des cinémas de l'extrême. “Cannon ball” est un film de l'extrême, “Le ruban blanc” en est un autre, dans un genre différent. Ils se valent, chacun étant clientèliste. “Le ruban blanc” quant-à lui est turlupinant. Le film turlupinant se différencie des autres films; il ne laisse rien comprendre spontanément. Les autres sont péjorativement dits “livrés clé en main”. C'est que le film turlupinant ferait davantage réfléchir... Hélas pour ce "ruban", la réflexion qu'il produit provient seulement de sa forme volontairement illisible, sa lenteur démesurée à communiquer l'information. Une sorte d'inconfort intellectuel, un inutile effort de décryptage qui fait croire à de la réflexion. C'est une imposture accompagnée de tout l'attirail des films turlupinants, dont le noir et blanc. Tous les outils qu'affectionnent les urbains snobinards qui se reconnaissent et s'auto-congratulent pour leur belle appartenance au même club des gens cultivés, de bon goût. “Le ruban blanc” surfe sur une idée simple "Le rigorisme n'est pas épanouissant et peut produire des monstres". Ah bon d'accord... des monstres qui furent possiblement les acteurs prédisposés du nazisme.... oui, oh, ça alors... Voilà qui s'appelle une analyse vue de sa fenêtre... et le libre arbitre, c'est du poulet ?? Somme toute, soyons tolérants, l'hypothèse et la démonstration seraient intéressantes. Mais qu'elles dépassent la durée admissible pour leur traitement, les rend grandement insupportables. 1h15 oui, 2h24 bonjour les dégâts. Maintenant Imaginons le même sujet réalisé par Bertolluci ou Ermanno Olmi... ah ben… oooh... aaah... Donc “Le ruban blanc” est seulement un film turlupinant sans rien, ça s'arrête là. La preuve, je me suis turlupiné pour écrire ce texte vain. Allez donc le voir, est revenez ici, dans la case commentaires, nous nous turlupinerons ensemble. Ah j'oubliais.... absence de musique, ça en dit long sur la branlette cinématographique intello.

Et après le film, on a encore le film dans la tête, signe de chez deuvre caché (ça m'a fait pareil pour "Cris et chuchotements", alors…).
Quand j'ai fait part de ta critique à ma douce, elle m'a répondu d'un ton rogue [comme d'habitude] : "ça ne m'étonne pas, on n'a pas les mêmes goûts". Allusion perfide à ta critique de "Inglorious Basterds de merde", j'imagine.
Coup bas !
Amitiés.