Partager l'article ! Les chemins de la liberté: Engelures, gerçures, aventures de Peter Weir Avec Jim Sturgess, Ed Harris, Colin Farrell ...
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Engelures, gerçures, aventures de Peter Weir
Avec Jim Sturgess, Ed Harris, Colin Farrell
Le petit père du peuple n' y allait pas avec le dos de la cuiller. En ces temps soviétiques, on pouvait, pour une raison ou une autre, être condamné au bagne. Pour que les choses soient bien faites, la peine se déroulait dans un endroit où la température décollait rarement des -40. ça s'appelait le goulag. Qu'est ce que vous voulez que je vous dise, c'était comme ça. Se sauver, peu y pensait et ce qu'aucun n'imaginait, le film l'a fait (d'après une histoire vraie, je vous assure). Donc après avoir survolé l'abomination du lieu, suivons pas à pas les six prisonniers qui s'enfuient de ce goulag, sans trop de difficultés . Ces camps ne nécessitaient pas un gardiennage trop vigilant. C'est après que ça se compliquait. Voilà donc nos six candidats à la mort de froid, de faim et d'ampoules aux pieds, qui s'engagent pour une interminable marche de 6500 kilomètres. Ils traversent une interminable forêt gelée (-40, ça je crois l'avoir déjà dit), puis une interminable steppe de cailloux, suivi d'un interminable désert, pour enfin franchir une interminable chaîne de montagnes. Il sont tenaillés par une interminable faim, ravagés par d'interminables nuées de moustiques et souffrent d'interminables blessures aux pinceaux. Vous l'avez compris, c'est un film interminable, qui relaie Guillaumet, les membres de la tente rouge du Colonel Nobilé et l'expédition antarctique de Robert Falcon Scott, à de joyeux jamborees...« Ce que j’ai fait, aucune bête au monde ne l’aurait fait »... C'est là où ce récit est intéressant, imaginez la capacité de l'être humain à s'adapter au pire et à s'accrocher avec une telle férocité à la vie, là où l'immense majorité des bééétes se laisseraient mourir. La réalisation ne peut pas être haletante, après tout, ce ne sont que six péquins qui marchent et qui cherchent à manger et à boire... Alors le film incline à la reconstitution, perd en ficelles émotives et sobrement, nous offre une sacrée base de réflexion sur l'espèce et sur nos capacités personnelles hors du corps social. Allez voir ce film, il est très bien, pas joyeux joyeux, mais très bien. Prévoyez des vêtements chauds et des saucisses fumées, vous allez en baver.