Drame
sentimental fascisto-spaghetti de Marco Bellocchio
Avec Giovanna Mezzogiorno, Filippo Timi
Ida tombe éperdument amoureuse de Benito. Elle l'aime, elle
l'aime, elle l'aime. Benito s'en fout, il a d'autres chats à fouetter. C'est que Benito mussolinit (du verbe mussolinir). Bientôt Ida est grosse, (c'est souvent ce qui arrive quand on baise).
Alors Benito... eh bien Benito, rien.... Mussolini, je viens de vous le dire. Ida et Benito se marient, alors que lui est déjà marié, ailleurs. À ce moment vous sentez venir l'embrouille? Ida
donne naissance à un fils que Benito reconnaît. La situation peu tenable énerve gravement les deux femelles, ça chie. Bientôt Benito rejette Ida et ce fils, ça chie encore plus fort. Eh bien je
vais vous dire, le cinéma italien n'est pas mort car Marco Bellochi filme encore. Ce thriller sentimental est bien vivant. D'accord, l'histoire n'est pas rigolote, mais c'est une vraie bonne
histoire, qui en fait un vrai bon scénario. Ce film est rythmé, riche en son et en images qui bougent. Ça parle avec les mains, ça éructe, ça gueule, ça court, ça fume, ça viva Italia dans tous
les sens; entre les deux guerres. Les documents d'archives, alternés dans le récit, apportent, mieux que des effets spéciaux, la touche historique et réaliste nécessaire à ce cruel roman photo à
l'italienne. « Vincere » est un captivant moment de cinéma, intelligent et instructif, Le traitement général est classique, mais servi par un montage moderne, dynamique. C'est un vrai
spectacle dont on se repait sans en perdre une miette. Bon d'accord ça ne finit pas bien, mais quand on tutoie le diable, on se brule aux flammes de l'enfer. C'est hélas ce qui arrive à
Ida.
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