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haarg-magazine

Wall Street

16 Octobre 2010 , Rédigé par marcello Publié dans #CINEMA

Wall-Street.jpgLe bon, la brute et le truand à Wall street de Oliver Stone

Avec Michael Douglas, Shia LaBeouf

 

New York : en plein krach boursier de 2008, un jeune trader, Jacob Moore, est prêt à tout pour venger son mentor, que d'obscures tractations financières ont poussé au suicide. Il demande de l'aide à Gordon Gekko. Gordon Gekko est interprété par Michael, qui en vieillissant ressemble de plus en plus à Spartacus. Hélas dans ce film, il se comporte toujours comme Crassus, l'illustre assoiffé d'or, toutes blagues mises à Parthe. ( Whaoo, cette dernière phrase mérite trois rappels et un hall of fame). Concernant le scénario, autant dire qu'on ne suis pas tout bien-bien. Ce sont des intrigues de riches profiteurs, auxquelles nous ne comprenons pas grand chose. Il faut se faire une raison, c'est bien grâce à cette différence que les riches sont riches et que nous sommes si pauvres, enfin vous en particulier. C'est au moins l'enseignement que nous pouvons en tirer. Dans cet imbroglio financier le jeune Shia LaBeouf, apprenti enfileur, enfile et se fait enfilé. Sa ressemblance décalée avec Olivier Besancenot le rend plutôt sympathique dans ce rôle d'empeigne. Dans l'ensemble on ne peut éviter de faire des parallèles avec l'argumentation hallucinée qu'on nous assène en France, notamment sur l'avenir dynamique et radieux du libéralisme et de ses valets. Alors que les opposants, ces gréviculteurs et autres bobo gauchos plombent notre économie par leur conservatisme immobile... fermez le ban, merci. Donc le film se regarde avec intérêt, on apprécie au passage la présence d'Elly Wallace et le clin d'oeil appuyé d'une sonnerie de téléphone qui doit tout à Sergio Leone. Car il s'agit bien de l'épine dorsale du scénario. Un bon, une brute et un truand à Wall street. (Ils ne l'ont même pas remarquée celle là, les critiques qui savent... ah ah ah, les nuuuuls). Bref, allez voir ce film, il est toujours à l'affiche. Il est un peu long et hermétique, mais on ne gâche pas son plaisir. On sait définitivement par qui est aspiré l'argent du labeur et pourquoi les jeunes ont pour tout espoir, des stages à la con et un futur merdique.

 

Wall-street-2-XL.jpg

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