Crise d'adolescence de Jaume Collet-Serra
Avec Vera Farmiga, Peter Sarsgaard
Ça commence avec une scène d'accouchement inutilement gore. Un cauchemar. Échappant au pire, on revient à une écriture plus classique, qui aurait suffit pour ouvrir
le bal. L'histoire : bouleversée par la perte de son bébé et ne pouvant en concevoir d'autre, Kate Coleman décide avec son mari John, d'adopter un autre enfant. Ce sera Esther, une gamine
qui va vite se révéler être une sacrée chieuse... Bon, des comme ça on en a vu mille, construits sur les mêmes ressorts. Le couple embarqué dans une spirale angoissante et tueuse. Mais ici, le
scénario nous réserve quelques surprises. Esther est vraiment une enfoirée de première. On sent bien qu'il y a un défaut, cette gamine de 9 ans peint à l'acrylique comme une adulte, maitrise la
surimpression du noir et les mélanges sympathiques. Elle joue aussi du Stravinski à quatre mains, mais avec seulement
deux; enfin elle apprend le langage des sourds muets en deux heures et demi. On se dit qu'une fois de plus on n'a pas échappé à une histoire de possession ammoniaque. Eh bien non, erreur, la
scène à Rio est plus maligne que ça. Bon je ne vais pas m'étendre, ce n'est qu'un film pour énerver et faire peur. Mais la tension monte bien jusqu'à l'apothéose, comme toujours excessive, mais
au moins on sait ce qu'on est venu voir au cinéma. Dans le movie il y a une gamine de 5 ans qui tient un rôle de second couteau (ou marteau c'est selon). On suppose alors, que s'il y a un film à
réaliser ensuite, c'est celui de sa psychothérapie lourde. À voir, surtout si la salle est chauffée.
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