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Concours de menteries de Doug Liman
Avec Naomi Watts, Sean Penn
Bush est un gros menteur. Chez nous en Europe on est au parfum depuis longtemps. Mais là-bas dans l'ile d'Amérique des Etats Unis, il leur a fallu presque huit ans pour s'en apercevoir. Dans ce film ça dépasse tout. C'est même ahurissant de voir tous ces médias prêts à avaler des couleuvres enduites de gel Mannix et à les dégurgiter à un public aussi limité. Mais le pire est que cette histoire est vraie de vraie, vraiment. Un type Wilson expert en pyrotechnie de haut vol, est envoyé au Niger par la CIA. Il doit y enquêter sur un éventuel trafic d'uranium destiné à la réalisation d'une badabombe nucléaire Irakienne. Seulement notre Wilson revient avec des conclusions qui vont dans le sens contraire de la demande, ça déplait. Son épouse de la CIA et lui même sont alors roulés dans la fange, menacés, inquiétés, conspués. Nos amis Américains savent faire les choses en professionnels. Quand il veulent être méchants-cons, ils ne le font pas à moitié. On apprécie la presse lèche train, basse de plafond. On apprécie aussi les bonnes copines toutes titillées de découvrir que la dame Wilson est une agente de la CIA. Très naturellement, en USA profond, quand on a des difficultés à comprendre les choses, on accuse de trahison, de communisme et on menace de mort. C'est l'Amérique de Bush, deux fois élu quand même... Bref ça sent le bourrage de mou, la dégonfle, la servitude administrative, ça pue le moche. Sur la fin, Wilson-Sean Penn nous fait une longue tirade jouissive sur ce que doit être une démocratie, et comment il nous conseille de la vivre. C'est bien envoyé et ça vaut pour tout le monde. Le film ne comporte pas d'effets spéciaux notables, on ne s'y ennuie pas. C'est bien, on en redemande.