Partager l'article ! Ghost-Writer: Documentation littéraire à ressorts de Roman Polanski Avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan Le ...
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Documentation littéraire à ressorts de Roman Polanski
Avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan
Le film s'intitule Ghost-Writer (écrivain fantôme). Traduire «nègre». je ne vous dis pas la gueule des associations anti-raciste. La distribution a préféré passer à coté d'une campagne de promotion opportune, gratuite, que lui auraient offerte les bien-pensants aux délires forcenés comme on les aime chez nous Donc restons en au titre anglais, qui ne nous dit évidement rien. Roman Polanski, quand il ne met pas le doigt dans une très jeune fille (certes très délurée et consentante), il le met là où ça interpelle. L'histoire : Notre ghost-writer-nègre est engagé pour achever de rédiger les mémoires du Premier ministre britannique, Adam Lang. Mais dès le début de cette collaboration, le projet fait des grommelots, vu que le précédent ghost-nègre-writer du ministre a été retrouvé sur une plage glaciale, tout mouillé avec des algues et des crevettes dans la bouche; la langue tout bleue et les yeux exorbités. Certains appelle ça « mort par noyade ». Forcément comme ce n'est pas la saison des bains de mer en gabardine, ça prend une tournure suspecte. Peu à peu nous sommes emportés par un angoissant suspense monté avec des bouts de ficelles. Cest vraiment bien fichu. Comme on s'identifie vite fait à cet écrivaillon facile, pas héroïque, juste un peu curieux, on y croit. En plus de ça, Roman Polanski, met le doigt (comme j'ai dit) sur un détail de l'histoire assez troublant. Évidemment toutes ressemblances entre Adam Lang et un quelconque premier ministre britannique, pris au hasard, ne seraient qu'accidentelles. C'est sûr. Mais ça nous met une drôle d'hypothèse en place dans l'intérieur du crâne. Enfin de là à y croire... faut quand même pas pousser... quoique bon, quand même. Ce movie très bien fait, nous rappelle la vague des films dénonciateurs des années 70/80 et c'est une bonne médecine. En même temps ça finit de la même façon que tous ces ouvrages du genre. Style : "Dommage c'est con, on les tenait par les burnes, mais rien n'arrête ces sacrés enfoirés..." Donc voilà. Ça devrait vous plaire, surtout si vous êtes adeptes de la théorie du grand complot et des coups tordus.
