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Marchés publics scabreux de François Favrat
Avec Clovis Cornillac, Christian Clavier
Ça sent la magouille. Xavier Alvarez jeune aventurier un peu arriviste,
s'est fait tout seul. Maintenant il voudrait bien décrocher un marché public, parce que voilà...
C'est un film initiatique sur les arcanes de la politique régionale et son train de communication, entreprises, sport, image et Rolex (mais pas trop). Tout ça raisonne comme complaisance et
corruption où comment celui qui connait mal les règles du jeu se la fait mettre jusqu'à la garde, profond, ouille, bobo. Monsieur le député Clavier qui a des convictions, va vite-fait les
adapter. Quant-à Cornillac-Alvarez-Rastignac qui l'aura tant aidé va précisément se la faire mettre (la grosse dont on cause). Car dans ce monde, les retours d'ascenseurs sont plombés et sans
câble. Tout ça est un peu naïf, mais offre l'avantage d'être initiatique (ça je crois l'avoir déjà dit) et fonctionne plutôt bien. Les personnages sont bien interprétés alors on se laisse
volontiers prendre par cet Alvarez tour à tour roublard puis subitement émotif primaire. Le manque de sang froid à ce niveau est plus qu'improbable, comme l'est sa Masérati, qui rajoute
inutilement à la caricature. On peine aussi avec cette pièce maitresse qui repose sur un enregistrement vocal, dont on sait qu'en France ça n'a aucune valeur. Bref, après tout c'est du cinéma.
Notons que beaucoup de l'intrigue tourne autour de l'appendice ridicule des blaireaux : Le téléphone portable, ses réseaux notamment et ses implications lobbyistes, faut voir. Bref avec « La
Sainte Victoire », on apprécie les idéologies élastiques, les tractations tordues, les petites et les grandes trahisons, les manipulations, les activités souterraines, les basses besognes...
enfin tout le cirque. Initiatique je vous dis, initiatique. Allez-y, mais ne dites pas que ça vient de moi. Il vaut mieux rester discrets.