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haarg-magazine

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Expression libre, mauvaise foi, dessins humoristiques et bandes dessinées limites.

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Liberté

marcello — CINEMA

liberte-S-copie-1.jpgCourse poursuite exotique  par Tony Gatlif
Avec Marc Lavoine, Marie-Josée Croze, James Thiérrée


Une famille de manouche en 1943. Roulotte bringuebalante à l'ancienne, feu de bois, violons, nigloux en brochettes. Taloche, le ravi familial, court à perdre haleine sur des bases proches des 47 secondes aux 400m, sans arrêt en poussant des cris pas frais, c'est balèse. Sorte de bon sauvage, symbole innocent de cette soif démesurée de liberté. A cette époque être tsigane c'était être dans l'œil du cyclone nazi. Période que retrace le film, avec ses fonctionnaires zélés additionnée à la haine populaire, accumulée aux fil des siècles, à l'encontre des voleurs d'enfants et de poules. Ceux là furent jetés dans le camp bien Français de Montreuil-Bellay, avant de rejoindre par le train d'autres destinations finales. On notera les plans fixes en pieds, façon « authentiques » aux gueules de Tony Gatlif enfant. On voyage dans le temps. Le film, sous un aspect ethno, nous raconte cette famille, les gens qu'elle rencontre. Des bons, des mauvais. Le maire et l'institutrice du village font ce qu'ils peuvent pour aider ces gens bien mal formatés. Entrer dans la norme des « gadjos » pour survivre serait une solution, mais l'appel de l'espace est plus fort; ils repartent sur les routes où guettent le boche et le collabo. Tout ça a de la tripe, comme ce Gatlif, ambassadeur des Roms. Ce film vaut par la dénonciation de ce drame historique. Sur un plan purement cinématographique, on regrette son traitement trop classique qui peut laisser en panne d'émotion malgré une bande son collée à la roue du "camping". Il tombe aussi à point nommé, quand la politique nationale à l'égard de l'étrange étranger se chante comme « maréchal, nous voilà ». Aujourd'hui, une charogne pue quelque part en république française et les films comme « liberté » sont là pour que nous conservions l'odorat.

Gitans

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