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haarg-magazine

Tête de Turc

31 Mars 2010 , Rédigé par marcello Publié dans #CINEMA

tete de turcConcours d'abrutis de Pascal Elbé 

Avec Roschdy Zem, SamirMakhlouf

   

Vision de l'enfer, nous sommes chez les abrutis karsherrisables. Un minorité de nases au quotient intellectuel proche du tétard et à la capacité de nuisances proche de la machette rwandaise. Les barbares sont là, avec leur non-valeurs. Abrutis irrationnels, mythomanes, violents, dangereux, crétins. On ne va pas faire dans la dentelle et dans la psychologie politiquement correcte, un barbare est un barbare, un point c'est tout. Ah j'en vois qui se trémoussent derrière leur pupitre. Alors comment appelez vous des gniaces qui lapident des pompiers ou qui balancent des cocktails molotov sur un médecin. Ça s'appellent... oui vous là bas, ça s'appelle : « une victime de cette société de merde... ». Bon, d'accord... ben il va y avoir du boulot... Le film est bien fait, juste assez énervant dés l'apparition des brutes et largement assez intelligent à la lecture des familles qui vivent là et qui se passeraient volontiers de cette publicité. L'histoire : un jeune garçon, un peu turc et très suiviste, fait tout et son contraire. D'agresseur il devient sauveteur. D'abruti par innocence (comme quoi rien n'est si simple), il devient un héros. S'en suivent des mécanismes moraux, sociaux et associaux. Dénoncer, pas dénoncer, profiter de l'occase, se sauver, prendre une danse, comme ça, parce que... Jusque là s'il n' y pas mort d'homme, il y a tout de même accident gravissime et délit de connerie. On se croirait au concours d'entrèe à sup' de sauvage. Mais les conséquence sont terribles. Plus tard, il y a une victime, celle d'un autre nase, cassé, mais cette fois un cassé dans les normes, en cravate, Il perd les pédales. Comme quoi, les pédales perdues ont toujours une bonne raison d'être perdues, même si elle est mauvaise. Façon de rappeler que les raisonnements sommaires, chez qui que ce soit, aboutissent à des drames. Pascal Elbé a la subtilité de nous présenter des abrutis multiraciaux, ce qui évite les interprétations extrêmes et les conclusions ineptes. Cinématographie de l'enfer des cités avec dans les premiers rôles : la population, les bandes, les flics. Ou si vous préférez : les victimes; les paranoïaques et les frustrés. Allez donc voir cette tête de turc, elle a de la gueule.

 

Tete de turc [Converti]

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