Aux dernières nouvelles, la liberté d'expression en aurait pris un sérieux coup du coté de France Inter. Certains seraient tentés d'appeler Jean luc : Rudolf et
d'autres de découvrir, avec 15 ans de retard, que Philippe est un imposteur.
Toutefois, voilà ce que disait Haarg il y a plus
d'un an :
Stephane Guillon officie sur France inter à 7 h 55. Un espace jadis occupé par le regretté Guy Carlier. Stephane Guillon se veut le
«poil à gratter» du 7-10. Comme il avait mal gratté du coté de DSK et Aubrie, on disait que ça ne plaîsait pas au pouvoir. Dans le petit Landernau radio télé, on ne parlait plus que de ça.
Voire faire une émission télévisée sur le thème « peut-on rire de tout ? » en mettant en parallèle Pierre Desproges et l’impétrant. C’est Pierre qui devait pisser dans son linceul à constater un
tel manque de discernement. Certains évoquèrent même une forme de censure. Foutaise, Coluche disait bien pire en tellement mieux.Aujourd'hui la polémique est relancée, pile poil la même chose, avec le ministre Besson. Bref,la réalité est plus simple que ça. Stephane Guillon pourraient traiter des mêmes sujets sans soucis, s'il était bon. Mais le problème est qu'il ne l'est pas. Pas
bon, rarement drôle. Il a beau répéter qu’il dit des saloperies (dixit), ce ne sont que des saloperies. Mais commençons par le début, parce que ça commence mal. Déjà combien de fois l’avez vous
entendu dire qu’il était humoriste? Pour ma part je l’ai entendu au moins cinq fois en un mois. Or de toute l'histoire des humoristes, aucun n'a jamais prétendu en être un et ça depuis le
néolithique. Ça commence mal, c’est bien ce que je disais. Ensuite il y a la culture humoristique. C’est un singulier panachage. On baigne dedans depuis tout petit, on a lu, vu, écouté tout
ce qui pouvait faire rire ou sourire. On a commencé avec Mr Patate, on a lu Allais, Dac, Desproges (en passant même par Bigard, qui fait partie de l’enseignement) et on est loin d'en avoir fini.
Il s’en suit un mode d’écriture qui se reconnaît tout de suite. Chez Stéphane ce n'est pas gagné. Je vous mets au défi de trouver dans ses textes, un effet comique, un running gag, une référence
à retardement, un non sens ou une petite litote, rien qu’une petite. Rien, vous ne trouverez rien, parce qu’il n’ y a pas de ressort comique dans ceux-ci Son créneau est la lecture
avec changement de ton. On l’entendrait sans changement de ton, ce serait de l’information brute. D'ailleurs si il se présentait comme chroniqueur, on ne lui en voudrait pas. mais humoriste, non.
Il y a tromperie sur la marchandise.
Toi aussi apprends les ficelles pour devenir Stéphane
Guillon...
Voilà, il fait sa démonstration dans le studio de radio à coups de privates-jokes médias ou d’un listage de faits politiques,
avec des noms clés : « Sarkozy, Martine Aubry "puis "Sarkozy et Martine Aubry». de temps en temps "Besson". Ses bons mots référencés, ses mimiques, sa gestuelle forcenée intra-studio,
font plier de rire le staff du « 7/10 », comme une bande de copains qui se marrent au fond d’un bistrot, autour du baby foot. De temps en temps, Stephane émaille d’un gros mot. Ça se
fait, quand c’est bien fait. Les gros mots donnent du ressort. Mais lui, les met aux mauvais endroits, ou ils sont trop gros, c’est pas bon. Il rajoute qu’il dit des saloperies parce que c’est
normal, car il est humoriste. Pendant ce temps l’auditeur, de l’autre coté de la tsf, dans son peignoir, la mâchoire pendante, les bras mous, porte son bol de café à la bouche, le liquide brun
coule le long de son menton. Le regard dans le vide, l’amateur de sketchs se demande ce qui lui arrive. Un jour Stéphane s’est dit «tiens je vais faire humoriste à partir de mardi prochain»,
maintenant il a un public, dans la catégorie "il y a toujours un public". Seulement on est étonné que les décideurs de la radio nationale aient aussi peu de discernement pour nous infliger un
tel pensum trois matins. par semaine. Avec l'affaire "Besson", on commence a entendre des voix se lever sur le talent de Stephane. Certaines évoquent même une écriture sujette à correction. Ces
esprits clairvoyants auraient du me téléphoner, il y a un an, je leur aurais expliqué. En tout cas l’équipe de Nicolas Demorand se poile, ça doit être l’essentiel.